Le tribunal correctionnel d'Alès a condamné, jeudi 23 juillet 2026, un homme de 29 ans à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour harcèlement et incendie volontaire du véhicule de son ex-femme à Saint-Privat-des-Vieux (Gard). Il lui est également interdit de la contacter pendant trois ans.
Des faits de harcèlement et d'incendie
La victime, âgée de 23 ans, a reçu en juillet et le 27 mars une multitude de messages injurieux et d'appels incessants de la part de son ex-mari, alors que le couple était séparé depuis plus de deux ans. Dans la nuit du 16 au 17 juillet, 68 communications ont été recensées. Le 17 juillet vers 3 heures du matin, l'homme s'est rendu au domicile de son ex-femme et a mis le feu à son véhicule. L'intervention rapide des pompiers et des forces de l'ordre a évité des conséquences humaines, mais l'impact psychologique sur la victime est indéniable. Le procureur Abdelkrim Grini a qualifié les faits de « violence caractérisée ».
Les explications du prévenu
En détention provisoire depuis les faits, le Gardois a tenté d'expliquer son comportement par une jalousie excessive et des difficultés à accepter que son ex-conjointe ait refait sa vie. « Je parlais sous le coup des nerfs, je suis quelqu'un d'amoureux, je dois faire un travail sur moi-même », a-t-il déclaré. Concernant l'incendie, il nie toute préméditation, affirmant avoir agi « sans réfléchir ». L'expertise psychiatrique n'a retenu aucune altération du discernement.
La défense conteste l'expertise
L'avocate de la défense, Maître Euria Thomasian, a remis en cause les conclusions de l'expertise : « Comment peut-on déceler une pathologie en un entretien ? » Le prévenu a fait part de sa formation d'ambulancier achevée en décembre 2025 et de ses démarches pour devenir sapeur-pompier volontaire. Il a également révélé une souffrance psychologique et un refuge dans l'alcool, qui l'auraient conduit à jeter un mouchoir imbibé de carburant dans la voiture de la victime.
Les réactions de la partie civile
La victime, constituée partie civile sans avocat, a eu du mal à contenir ses larmes. L'une de ses sœurs a déclaré : « Une étape a été franchie. » Le procureur a rappelé la dangerosité des actes : « Un feu, on sait où ça commence, on ne sait pas où ça finit. »
La peine prononcée
Après deux heures et demie d'audience, l'homme a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, avec obligation de soins et de travail, et interdiction de contacter la victime pendant trois ans.



