La reconstitution du meurtre de Delphine Aussaguel, épouse Jubillar, se déroule ce vendredi 2 octobre 2026 dans le Tarn. Cédric Jubillar, principal accusé, est de retour sur les lieux pour tenter de déterminer si le crime a été spontané ou prémédité, une question cruciale pour les magistrats et les jurés qui le jugeront en appel à Toulouse du 30 avril au 14 mai.
Un scénario remis en scène devant la maison inachevée
Les protagonistes sont convoqués à 9h30. La première présidente de la cour d'appel de Toulouse, Chantal Ferreira, anticipe que ce qui s'est passé cette nuit-là « va être remis en scène ». La reconstitution débute devant la maison inachevée, scène du crime, avant que les enquêteurs ne prennent la route vers le lieu où Cédric Jubillar a enterré Delphine Aussaguel, en lisière d'un champ situé sur la commune de Mailhoc.
Préméditation ou acte spontané ?
Le principal enjeu de cette journée est de savoir si Cédric Jubillar a prémédité son geste et la dissimulation du cadavre. Selon des proches, il avait déclaré, sur le ton de la plaisanterie, qu'il allait tuer sa femme, l'enterrer et que personne ne la retrouverait. Des avocats de la partie civile espèrent que la reconstitution fournira des indications accréditant cette hypothèse.
Des aveux tardifs à vérifier
Cédric Jubillar a reconnu avoir tué son épouse, déclarant notamment : « Je l'ai étranglée donc elle n'a pas crié ». Ces aveux tardifs doivent être confrontés aux constatations des enquêteurs. Des fouilles ont également été menées pour retrouver les restes de Delphine Aussaguel, avec des déclarations comme « J'aimerais avoir trouvé le crâne ». Une avocate a appelé à ce que « Cédric Jubillar doit rendre des comptes à ses enfants ».
Cette reconstitution doit permettre de tirer au clair les dernières zones d'ombre de l'affaire, avant le procès en appel qui se tiendra à Toulouse du 30 avril au 14 mai 2026.