Lozère : le nouveau sous-préfet veut une action de l'État de proximité
Lozère : le nouveau sous-préfet mise sur la proximité

Jean-Baptiste Morinaud, nouveau secrétaire général de la préfecture de la Lozère et sous-préfet de l'arrondissement de Mende, a pris ses fonctions le 1er septembre 2026, jour de la visite du président de la République Emmanuel Macron dans le département. Issu du corps des attachés d'administration et passé par l'Institut régional d'administration (IRA) de Bastia, il a effectué l'essentiel de sa carrière au ministère de l'Intérieur. Après des postes en Seine-Saint-Denis, à Istres, Pamiers puis dans le Var, il revendique un profil de généraliste, capable d'adapter l'action de l'État aux contextes locaux.

Un besoin d'État renforcé en hyper-ruralité

Après le Var et son million d'habitants, le sous-préfet dit être venu chercher en Lozère une autre manière d'exercer. « En ruralité, même peut-être en hyper-ruralité, le besoin d'État est encore plus fort », affirme-t-il. Face au manque d'ingénierie de certaines collectivités, il veut « aller vers » et être un « facilitateur » auprès des élus et des acteurs économiques et sociaux.

Ses premiers déplacements lui ont déjà permis de mesurer l'engagement financier de l'État. À Aumont-Aubrac, Chirac et Marvejols, les trois projets inaugurés représentaient, selon lui, près de 2 M€ de financements de l'État. Malgré les incertitudes budgétaires, Jean-Baptiste Morinaud l'assure : « La Lozère ne sera pas oubliée. »

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L'agriculture, un dossier prioritaire

À peine arrivé, il est confronté à l'un des dossiers brûlants du département. « La problématique agricole est prégnante », reconnaît le sous-préfet, pour qui l'État doit écouter les remontées du terrain, les transmettre aux administrations centrales et tenter « d'adapter au mieux les règles ». La mobilisation menée dimanche 6 septembre à Mende par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs doit ainsi, selon lui, « être écoutée ».

Jean-Baptiste Morinaud évoque une « certaine révolte » des syndicats. À charge désormais pour les services de l'État de décliner le plan Casi (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendie) afin que les aides et exonérations prévues aient « une utilité concrète sur le territoire ».

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