Près de six mois après les élections municipales, le collectif Alès Commun a fait sa rentrée politique ce jeudi, affirmant sa volonté de poursuivre son implantation locale et ses actions de terrain, malgré l'absence d'élus au conseil municipal. Fort de 10,79 % des suffrages obtenus au premier tour, soit 1 420 voix, le collectif de Basile Imbert entend rester présent auprès des habitants.
Un collectif qui refuse de disparaître
"On aurait pu penser qu’Alès Commun était un projet biodégradable, appelé à disparaître au lendemain des élections. Eh bien non", a confirmé le socialiste Basile Imbert lors d'une conférence de presse. Le collectif, qui avait été qualifié pour le second tour avant que sa liste ne se retire, revendique aujourd'hui une quarantaine de membres, dont une vingtaine constitue le noyau le plus actif.
"La démocratie, ce n’est pas seulement une élection : c’est aussi, entre les deux élections, ne pas disparaître", souligne Cécile Péguin, écologiste et membre d’Alès Commun. La méthode reste celle expérimentée pendant la campagne : groupes de travail, rencontres avec les habitants, enquêtes et publications régulières.
Des actions concrètes sur le terrain
Le collectif s'est notamment penché sur l'avenir du marché forain, aujourd'hui installé sur le parking du Gardon. Une enquête menée auprès d'une centaine de personnes fait ressortir un constat selon les militants : 95 % des usagers interrogés constatent une baisse de fréquentation et souhaitent un retour du marché en centre-ville.
Alès Commun entend désormais approfondir cette réflexion avec les commerçants et les forains afin de formuler des propositions concrètes. "De ce travail-là va sortir un projet", assure Basile Imbert. Autre priorité : l'adaptation de la ville aux fortes chaleurs. Végétalisation, désimperméabilisation des sols, mobilités douces et amélioration du cadre de vie figurent parmi les pistes défendues par le collectif.
Une organisation ouverte et tournée vers l'avenir
Alès Commun revendique une organisation ouverte aux militants comme aux non-encartés. PS, écologistes, membres de Place publique et citoyens sans appartenance politique y travaillent ensemble. "Nous ne voyons pas Alès Commun comme un conglomérat de partis", insiste Basile Imbert.
Après la défaite et le retrait de sa liste, Alès Commun veut ainsi transformer son résultat électoral en présence durable dans la vie alésienne. "Et si, demain, il devait y avoir une élection municipale à Alès, on n’aurait pas de souci à refaire une liste", assure Basile Imbert dans un sourire. Le collectif prévoit de continuer ses enquêtes et publications régulières, notamment via une infolettre mensuelle, pour rester au contact des préoccupations quotidiennes des Alésiens.



