Jeudi soir, un promeneur a signalé la présence d'un objet suspect au pied d'un poste de transformation électrique à Dormagen, dans l'ouest de l'Allemagne. L'objet a été sécurisé par les autorités et n'a provoqué aucun dégât. La police précise qu'il est encore trop tôt pour déterminer sa capacité de nuisance. Cette découverte intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par plusieurs incidents récents touchant des installations électriques.
Des incidents qui intriguent les enquêteurs
Mardi, une enquête antiterroriste a été ouverte après une attaque présumée contre un site de distribution d'électricité à Jänschwalde, près de la frontière polonaise. Des explosifs artisanaux auraient été tirés sur cette infrastructure liée à une centrale au charbon. Un second incident a ensuite été signalé à Bergheim, dans l'ouest du pays. Des inconnus y auraient provoqué volontairement un court-circuit en s'en prenant à des câbles aériens d'un poste électrique exploité par Amprion. Les sites de Bergheim et de Dormagen se trouvent à une quinzaine de kilomètres l'un de l'autre.
Piste d'un lien entre les incidents
Les autorités examinent désormais la possibilité d'un lien entre les différents incidents. Le ministre de l'Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Herbert Reul, a confirmé que cette piste était étudiée. Le directeur de la police criminelle de Cologne a également évoqué la présence d'« indices comparables » entre les affaires de Bergheim et de Jänschwalde. D'après lui, des dispositifs pyrotechniques semblent avoir été utilisés sur les deux sites.
Impact limité mais contexte tendu
Aucune de ces attaques n'a provoqué de coupure de courant de grande ampleur, même si le fonctionnement de centrales voisines a été perturbé. Ces derniers mois, l'Allemagne a déjà été confrontée à plusieurs attaques contre ses infrastructures énergétiques. Certaines ont été revendiquées par des militants d'extrême gauche, tandis que Berlin accuse régulièrement Moscou de préparer des opérations de sabotage sur son territoire, ce que le Kremlin dément.



