Sécurité à Alès : Rivenq défend son bilan face aux critiques
Sécurité à Alès : Rivenq répond aux critiques

Lors du conseil municipal d'Alès, réuni lundi 12 octobre, le maire Christophe Rivenq a répondu fermement aux critiques du groupe d'opposition "Rassemblés pour Alès" sur l'insécurité et le trafic de stupéfiants. Il a reconnu des situations "intolérables et inacceptables" dans certains quartiers, tout en défendant le travail des forces de l'ordre et en annonçant l'arrivée de renforts pour le commissariat. Il a également rejeté la proposition de créer une brigade cynophile municipale, estimant qu'il faut "arrêter de raconter des sornettes aux Français".

Une passe d'armes sur la sécurité et les stupéfiants

La séance a débuté par un hommage à Alain Aurèche, adjoint à la santé décédé cet été, et par l'élection de Cyril Laurent comme 9e adjoint. Mais c'est la question écrite du groupe d'opposition, mené par Alexandre Belair, qui a animé les débats. Belair a décrit des barrages dans le quartier des Cévennes, des professionnels contrôlés à l'entrée d'immeubles et des témoignages inquiétants aux Prés-Saint-Jean. Le maire a reconnu ces situations, mais a défendu le travail engagé par la municipalité.

Christophe Rivenq a rappelé que la police municipale intervenait quotidiennement, mais que ses moyens restaient limités. Il a insisté sur le travail mené avec la sous-préfète, le procureur de la République, la justice et les forces de gendarmerie pour multiplier les opérations contre les trafics. Il a affirmé qu'Alès comptait en 2026 le même nombre de points de deal qu'en 2014, décrivant un trafic en constante recomposition, alimenté par des réseaux criminels qui remplacent rapidement les personnes interpellées.

Renforts et refus de la brigade cynophile

Le maire a confirmé l'arrivée depuis le 1er septembre de renforts pour le commissariat d'Alès : quatre policiers supplémentaires, trois officiers de police judiciaire et un poste administratif. "Le ministre doit arriver dans quelques jours pour les mettre en place", a-t-il précisé. "Ils vont pouvoir œuvrer pour renforcer les patrouilles de la police nationale."

Alexandre Belair a proposé la création d'une brigade cynophile municipale, une idée rejetée par Christophe Rivenq. "Je n'en ai pas la compétence", a-t-il déclaré. "Il faut arrêter de raconter des sornettes aux Français en leur faisant croire qu'il existe des solutions simples. Si je pouvais régler le problème de drogues en prenant 5 ou 6 chiens, je le ferai demain matin." Le maire a défendu une stratégie associant répression des trafics et prévention auprès des consommateurs, estimant que la lutte contre les points de deal ne peut être efficace sans agir sur la demande.

Subventions et extension du permis de louer

Le conseil municipal a également voté plusieurs subventions. Une enveloppe de 24 300 euros a été consacrée à cinq associations sportives : 9 000 euros pour le Full Contact Cévenol, 7 000 euros pour Alès Agglo Volley Ball et Alès Cévennes Handball, 1 000 pour l'ASSTP et 300 pour la Pétanque Alès Cévennes. Côté culture, 20 600 euros ont été alloués à quatre associations : 10 000 euros pour Itinérances, 5 000 pour JazzOparc, 1 500 pour Renc'arts en Cévennes et 3 560 euros pour la Verrerie d'Alès. Une subvention exceptionnelle de 5 000 euros a été votée à la Fondation de France pour le fonds "Solidarité canicule, incendies".

Dans le cadre de l'OPAH-RU "centre ancien et faubourgs", huit bénéficiaires représentant 17 dossiers se sont partagés 39 669 euros. Trois commerces ont également bénéficié de 16 609 euros au titre de l'opération Cœur de Ville. Enfin, le conseil a voté l'extension du périmètre de l'autorisation préalable de mise en location aux secteurs du Faubourg d'Auvergne et de Tamaris. Au Faubourg du Soleil, où le dispositif est appliqué depuis avril 2026, 175 autorisations ont été délivrées sans aucun refus, et les quatre signalements de la CAF ont été régularisés. À Rochebelle, 80 autorisations ont été délivrées et les 17 signalements de la CAF ont été régularisés. Christophe Rivenq a défendu un déploiement progressif, "faubourg par faubourg", pour protéger propriétaires et locataires, avec l'objectif de prévenir la dégradation du bâti et de lutter contre l'habitat dégradé.