Clos d'Orville : un parc et un local réclamés par les habitants
Clos d'Orville : parc et local réclamés par les habitants

Le comité de quartier du Clos d'Orville a tenu son assemblée générale dans le hall de l'école Georges-Bruguier, en présence des élus Christian Bastid, président du conseil de quartier Grézan-Chemin Bas, et Janie Arneguy, adjointe déléguée aux comités de quartier et aux interventions de proximité. Les habitants ont fait part de plusieurs doléances, dont la création d'un parc aménagé et sécurisé et l'obtention d'un local de réunion.

Un local de réunion manquant depuis trois ans

Les membres du comité souhaitent une visite in situ avec la nouvelle équipe municipale et les services de la mairie. Ils déplorent « l'absence de lieu de rencontre et de réunion depuis trois ans ». Avant la construction de la nouvelle école, le comité proposait aux aînés de se retrouver autour d'un café, de lire à la bibliothèque et de jouer à des jeux de société, afin de rompre l'isolement. Janie Arneguy a confirmé que l'accès à l'école Léo-Rousson n'est plus possible pendant les heures de présence des élèves.

La présidente, Françoise Darrouy, a évoqué une piste : « une parcelle appartenant à la mairie, actuellement à l'abandon au 482 rue Robert-Schuman, avec électricité, eau et égout ». Une structure pourrait y être installée. L'élue a précisé que seuls 14 comités sur 55 disposent d'un local, et a estimé que ces associations devraient pouvoir bénéficier d'une salle, une étude pouvant être envisagée.

Un parc pour enfants et personnes âgées

La construction d'une résidence seniors, initialement programmée rue de Brunswick, a été abandonnée pour préserver une grande parcelle arborée. Le quartier est totalement dépourvu de lieu public. Pour les habitants, « la création d'un parc aménagé et sécurisé est indispensable avec un équipement de jeux pour les enfants en bas âge ». Joseph Yves, membre du comité, a insisté : « Il est nécessaire d'offrir un espace pour les personnes âgées, surtout lors des périodes de canicule ».

Voirie dégradée et commerces incohérents

Les engins de chantier de l'école Léo-Rousson ont fortement dégradé la rue Robert-Schuman. Janie Arneguy a rappelé son souhait de voir la nouvelle municipalité s'engager dans une meilleure coordination entre les concessionnaires pour éviter des interventions après les remises en état. Le comité juge que « la rue Henri-Dunant et ses commerces choquent face à la nouvelle école Léo-Rousson », demandant la réorganisation de cette rue et signalant « l'incohérence des commerces actuels dans cet endroit dortoir ».

Un promoteur a obtenu un permis de construire pour une maison médicale dans le secteur Est, sur une parcelle cédée par le bailleur social Grand Delta Habitat. Le comité souhaiterait que cette maison de santé soit installée rue Henri-Dunant. Christian Bastid a suggéré un nouvel envoi de courriers au bailleur social et à la Préfète.

Autres dossiers : saleté, sécurité, activités

Les rues Robert-Schuman, Henri-Dunant, Jean XXIII, Nobel, Marcel-Pagnol, Gandhi et Brunswick affichent « un état de saleté, surtout aux abords des copropriétés où les bailleurs privés sont majoritaires ». L'assistance estime que « l'entretien de l'ensemble des rues du quartier n'est pas franchement assuré ». Janie Arneguy a précisé que le matériel de nettoyage est ancien et défaillant, et qu'un numéro d'appel sera mis en service pour signaler les dépôts sauvages.

Le dossier de la sécurité n'a pas pu être abordé en l'absence d'un représentant de la Police nationale. Françoise Darrouy a rappelé que « le quartier est intégré au dispositif Participation Citoyenne », et que « la présence de drones et des cambriolages ont été constatés durant l'été ». Le comité, qui compte 182 adhérents, ne poursuit que l'atelier mémoire, les mercredis de 14 heures à 17 heures à l'école Georges-Bruguier. Sont prévus le Noël des enfants et un voyage le 26 janvier (visite d'une fabrique de douceurs, déjeuner spectacle). En 2025-2026, « les sorties et repas ont été une réussite ». La présidente a toutefois regretté que la Fête du quartier ne soit plus possible, en raison de « l'implantation massive de logements sociaux, où la mixité n'a jamais été respectée, [qui] aboutit à une insécurité ambiante avec l'implantation de commerces illicites ».