Entre 2025 et 2026, neuf personnes faisant l'objet d'une notice rouge ont été extradées vers Monaco, grâce à la collaboration de la France, de l'Italie, de l'Espagne, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de la Serbie et de l'Azerbaïdjan. C'est ce qu'a annoncé la direction de la Sûreté publique à l'occasion de la Journée internationale de la coopération policière, ce lundi 7 septembre.
Un bilan chiffré des extraditions
Dans un communiqué, la direction de la Sûreté publique « salue l'engagement de ses partenaires au service d'une sécurité partagée ». Ces procédures concernaient notamment des enquêtes liées aux atteintes aux biens et aux personnes, aux trafics de stupéfiants ou encore à la cybercriminalité.
La notice rouge, précise Interpol, n'a pas valeur de mandat d'arrêt international. Selon l'organisation, « une notice rouge est une demande adressée aux services chargés de l'application de la loi du monde entier à l'effet de localiser une personne et de procéder à son arrestation provisoire dans l'attente de son extradition, de sa remise ou d'une mesure similaire conforme au droit ».
Une histoire monégasque de la coopération policière
La direction de la Sûreté publique rappelle que c'est à Monaco, en avril 1914, que les jalons d'une organisation internationale de coopération policière ont été posés. Cette déclaration est aujourd'hui encore suspendue aux murs de la Sûreté publique, dans le couloir de sa direction. L'idée, portée par le Prince Albert Ier lors du premier Congrès international de police criminelle, a mené en 1923 à la création d'Interpol.
« Aujourd'hui encore, les échanges d'informations et la coordination entre les pays membres permettent de localiser et d'interpeller les personnes recherchées au-delà des frontières », souligne la direction de la Sûreté publique. Les pays membres d'Interpol appliquent leur propre droit pour décider d'arrêter ou non une personne, rappelle l'organisation.



