Le nouvel hôtel des polices de Nice, qui doit regrouper les forces de sécurité de la Ville et de l'État, sera livré en octobre 2026. L'installation des services est prévue à compter du premier trimestre 2027, selon la préfecture des Alpes-Maritimes. Le coût total du projet s'élève à 277 millions d'euros, avec une participation de l'État à hauteur de 73 %.
Un chantier prioritaire pour l'État et la Ville
La préfecture des Alpes-Maritimes a confirmé la date de livraison lors d'une réunion de suivi organisée le 16 septembre 2026 au sein même du bâtiment. Le préfet d'alors, Laurent Hottiaux, avait annoncé le 19 mai 2026, lors d'une visite du chantier aux côtés du maire de Nice, Éric Ciotti, du directeur interdépartemental de la police nationale, Frédéric Pizzini, et du directeur du projet, Johan Porcher, « une fin de chantier en octobre 2026 et une installation des services à compter du premier trimestre 2027 ».
Le préfet avait souligné que « ces nouveaux locaux seront pleinement adaptés aux besoins opérationnels des policiers nationaux et municipaux pour renforcer la sécurité du quotidien des Niçois, et plus largement de l'ensemble des habitants des Alpes-Maritimes ». Il avait également rappelé que la participation financière de l'État s'élève pour « ce chantier prioritaire, à 73 %, pour un coût total de 277 millions d'euros avec la ville de Nice ».
Un édifice quasi achevé, des ajustements possibles
Depuis la rue, l'édifice semble quasi achevé. Le gros œuvre est terminé, et certains espaces intérieurs sont déjà finis, tandis que d'autres sont en cours d'aménagement. Avant les élections municipales, Véronique Borré, alors directrice générale adjointe sous la mandature de Christian Estrosi, avait expliqué que « le déménagement interviendra au premier semestre 2027. Ce petit délai s'explique par le fait qu'à la livraison, il est possible que des ajustements soient demandés ».
La Ville de Nice n'a pas répondu aux sollicitations de Nice-Matin. Le nouveau maire, Éric Ciotti, n'a pas confirmé ni infirmé la date précise de livraison. Il est difficilement envisageable que la livraison soit fortement repoussée, ce qui signifierait que le projet aurait été substantiellement modifié.
Un projet de longue haleine sur le site de l'ex-hôpital Saint-Roch
Le bâtiment originel était l'hôpital Saint-Roch, dont le fronton a été conservé. Il a été « construit à partir de 1853, puis a évolué jusqu'en 1992 avec la construction de la verrière », rappelle la Ville sur son site web. Le projet de changement total d'affectation est lié aux aménagements du centre hospitalier universitaire de Pasteur 2. Les services présents sur le site du centre-ville devant rejoindre celui de l'Est, il restait ce grand bâtiment.
En 2015, Christian Estrosi, alors maire de Nice, a voulu le récupérer pour y faire un grand hôtel des polices avec la nationale et la municipale, entre autres. Un an plus tard, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur de François Hollande, avait donné son accord de principe avant que son successeur, Gérard Collomb, en 2017, débloque des fonds. À l'origine, 50 millions d'euros étaient prévus, car le projet était évalué à l'époque entre 100 et 150 millions. Les chiffres ont flambé avec un accord : à terme, ce bâtiment séculaire deviendra propriété de l'État français.
Cet édifice de 50 000 m2 aménagés réunira notamment l'ensemble des polices (nationale et municipale), le centre d'hypervision urbain (auquel seront reliées les quelque 5 000 caméras disséminées en ville), les renseignements territoriaux, etc. Soit environ 2 000 agents. La première pierre du chantier avait été posée par le président Emmanuel Macron en janvier 2022. Les travaux devaient s'achever fin 2025, mais l'année de retard s'explique notamment par un problème de liquéfaction des sols qui a nécessité des ajustements.



