Éric Zemmour, président de Reconquête, a confirmé jeudi 17 septembre 2026 sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 lors d'un entretien sur BFMTV. Il a profité de cette prise de parole pour durcir son discours sur l'immigration, en prônant l'expulsion des chômeurs de longue durée, y compris ceux en situation régulière. "Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l'élection présidentielle", a-t-il déclaré. Selon son entourage, une déclaration formelle de candidature devrait intervenir à l'automne, probablement dès octobre.
Une liste des catégories d'étrangers à expulser
L'ancien journaliste de 68 ans a détaillé son programme politique, plaçant au centre le principe de "remigration", c'est-à-dire l'expulsion des étrangers et non le simple arrêt de l'immigration. Il a fixé à un an la durée de chômage après laquelle un étranger, même en situation régulière, devrait être contraint de quitter la France. "Il faut renvoyer tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises. Ça fait 25 % des prisons", a-t-il affirmé. Il a également cité les délinquants étrangers purgeant une peine sous bracelet électronique ou soumis à des travaux d'intérêt général, les clandestins, et les chômeurs de longue durée, fixant la durée à "plus de six mois à un an, un an dirons-nous".
Éric Zemmour a également évoqué un article du code des étrangers datant de 1945, qui stipule que tout étranger pesant sur les finances publiques doit être expulsé. Il a réitéré ses propos sur l'intelligence artificielle, affirmant que les robots pourraient remplacer la main-d'œuvre immigrée, comme il l'avait déjà déclaré lors d'un meeting dans les Yvelines.
Sarah Knafo reléguée au second plan
Éric Zemmour a dissipé les doutes sur sa candidature, affirmant qu'il porterait les couleurs de Reconquête, et non l'eurodéputée Sarah Knafo, dont le livre "Le Casse du siècle" (Fayard) connaît un grand succès de librairie. Il avait fini quatrième du premier tour de l'élection présidentielle de 2022 avec 7,07 % des voix. Cette annonce intervient alors que plusieurs ministres se sont engagés dans la campagne, et que Sébastien Lecornu a prévenu qu'ils devraient quitter le gouvernement.



