Depuis ce vendredi 11 septembre, le port du casque et du gilet rétroréfléchissant est obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes et d'autres engins électriques dans l'Hérault. L'arrêté préfectoral, publié le même jour, est déjà en vigueur. Cette décision, prise par la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet, vise à endiguer la hausse des accidents, qui a été multipliée par cinq, et celle des blessés hospitalisés, multipliée par six.
Une mesure étendue à plusieurs engins électriques
L'arrêté préfectoral ne concerne pas uniquement les trottinettes. Il s'applique également aux gyropodes, aux monoroues et aux hoverboards. Les usagers de ces engins doivent désormais porter un casque et un gilet rétroréfléchissant sur l'ensemble des voies ouvertes à la circulation publique, y compris les chaussées, les bandes cyclables et les pistes cyclables, de jour comme de nuit, sans limitation horaire.
Un bilan accidentologique préoccupant
Entre le 1er janvier et le 31 août 2026, le département de l'Hérault a enregistré 47 accidents impliquant ces engins, faisant trois morts et cinquante blessés, dont quinze ont été hospitalisés. Selon l'observatoire national interministériel de la sécurité routière, 80 % des personnes tuées en 2024 circulant avec ce type d'engin ne portaient pas de casque de protection. Par ailleurs, la majorité des blessures se situent à la tête (60 %), aux membres inférieurs (37 %) et au thorax (28 %).
Une amende de 135 euros en cas de non-respect
Les contrevenants à cette nouvelle obligation s'exposent à une amende de catégorie 2, d'un montant de 135 euros. Cette mesure, entrée en vigueur immédiatement, s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue autour de la sécurité routière dans le département.



