Bastian Margathe, 20 ans, résidant dans le quartier collinaire de Pessicart à Nice, a gagné en liberté et en indépendance depuis qu'il possède un scooter, offert par ses parents à ses 17 ans. Pendant des années, il dépendait de ses parents ou des transports en commun pour se déplacer, une situation qu'il décrit comme un véritable casse-tête.
Des années de dépendance aux parents et aux bus
Durant son enfance et son adolescence, Bastian Margathe ne pouvait pas se déplacer seul. Pour se rendre au collège situé en centre-ville ou à ses activités sportives, il comptait sur ses parents. « Je faisais tous les trajets avec mon père en scooter, ou avec ma mère en voiture. C'était soit l'un soit l'autre en fonction de leur emploi du temps », explique le jeune homme.
À la fin du collège, il commence à utiliser les transports en commun. Mais cette solution s'avère rapidement contraignante. « Le matin, il ne fallait absolument pas être en retard à l'arrêt parce que le bus ne passe pas très souvent. Et en fin de journée, c'était encore plus compliqué, je devais parfois l'attendre longtemps », raconte-t-il.
Le scooter, une liberté gagnée à 17 ans
L'entrée au lycée marque un tournant. Bastian souhaite passer du temps avec ses amis après les cours et rentrer plus tard le soir. Or, « passé 20 heures, il n'y avait carrément plus de bus. Mes parents devaient venir me chercher. Ou je rentrais avec des amis qui vivent aussi à Pessicart et qui ont eu assez jeunes des voitures sans permis. Mais j'étais toujours contraint par leurs horaires ».
L'idée d'une voiture sans permis le tente, mais le coût est un frein. « C'est assez cher. Mes parents ont fini par m'offrir un scooter quand j'ai eu 17 ans », confie-t-il. Depuis trois ans, ce deux-roues représente une véritable liberté. « Je peux me déplacer librement, partir et rentrer à l'heure qui m'arrange. Les trajets sont rapides et je peux me garer facilement même quand je vais en plein centre-ville ».
Vers le permis et une voiture personnelle
Désormais, Bastian travaille et a la chance que son père soit aussi son patron. « Nous ne sommes que deux dans l'entreprise, donc je me déplace toujours avec lui pour rejoindre les chantiers, dans son utilitaire. » Une nouvelle forme de dépendance qu'il espère voir se terminer bientôt.
« Je suis en train de passer mes heures de conduite. J'espère avoir mon permis le plus rapidement possible et avoir ma propre voiture. Ce sera plus confortable que le scooter, notamment quand il fait froid l'hiver. Je pourrais prendre du monde avec moi et surtout aller plus loin, faire des petits voyages », projette-t-il.
Il envisage d'acheter une petite routière dans un premier temps, avant de passer sur un utilitaire après sa période probatoire. « Avec mon père, ça nous permettra de travailler sur deux chantiers différents », conclut-il.



