Stéphane Corniquel, nouveau principal du collège Vento, mise sur l'orientation
Nouveau principal à Vento : l'orientation au cœur du projet

Stéphane Corniquel, 63 ans, a pris ses fonctions de principal du collège Guillaume-Vento à Menton, succédant à Nathalie Jean-Olichon. Originaire de Bretagne, il arrive du collège La Bourgade à La Trinité, où il a passé quatre ans. Ce nouveau poste pourrait être sa dernière affectation professionnelle.

Un parcours dans l'Éducation nationale dédié au provisorat

Stéphane Corniquel a consacré presque toute sa carrière au provisorat. Après un début comme conseiller principal d'éducation (C.P.E.) à Créteil, il a été proviseur adjoint du lycée Janson de Sailly (16e arrondissement de Paris) pendant trois ans, puis proviseur au lycée Jacques Monod (5e) et au lycée professionnel Edmond Rostand (18e). Né à Pontivy, il a choisi le sud pour se rapprocher de sa sœur, mariée à un Niçois, et vient de quitter la région du Paillon pour le centre-ville de Menton.

« C'est un autre métier que d'être proviseur mais j'aime beaucoup le collège, je m'y suis adapté. Les élèves sont dans le formatif avec leurs problèmes d'adolescence. Le lycée, c'est autre chose, on ne construit pas les mêmes projets », explique-t-il, se disant « encore en phase d'observation au collège ».

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L'orientation comme priorité absolue

Pour Stéphane Corniquel, une priorité absolue : « Mon dada, c'est l'orientation ! On commence dès les classes de quatrième avec des stages de trois jours pour les élèves. Bien sûr, Vento continuera à participer au Forum des lycées, qui a lieu dans l'enceinte du collège, et au Forum des métiers au Palais de l'Europe. Je dis toujours aux jeunes qu'il vaut mieux se projeter que d'être projetés ! »

Face à l'évolution de la société, notamment dans les domaines de la communication et de l'intelligence artificielle, il estime que « notre responsabilité est très lourde et nous devons aussi répondre aux angoisses légitimes des familles. Les jeunes doivent trouver du sens dans tout ce qu'ils font pour envisager des perspectives… C'est mon défi ! » Le chef d'établissement se veut « ferme et tenace », tout en faisant preuve « d'humanité ».

« Je suis ouvert à tous les projets pourvu qu'ils soient en lien avec la pédagogie et qu'ils fédèrent tout le monde, élèves et enseignants », annonce-t-il, une méthode déjà appliquée au collège trinitaire. « J'ai ouvert au maximum les élèves à des projets culturels, dans les musées, académie de danse… mais aussi dans le collège en diffusant de la musique classique et du jazz. Ils étaient plus pondérés et concentrés, car je pense que le bien-être est important avant même d'aller en cours ».

Exigence et lutte contre le harcèlement

Stéphane Corniquel émet une condition : « Je ne suis pas indulgent quand les élèves ne travaillent pas. Ils doivent apprendre à se poser des questions, respecter les règles de vie et fournir tous les efforts pour obtenir leur brevet. L'an passé, le taux de réussite a atteint les 80 % à La Bourgade. La conséquence d'un travail fondé, car notre but est d'abord de les instruire. Bien sûr, chaque établissement est différent mais je vais m'y atteler ! »

Depuis la réforme mise en application à la session de juin 2026, le brevet a pris un poids plus important (40 % des notes proviennent du contrôle continu et 60 % des épreuves finales), l'objectif étant de renforcer l'exigence et de redonner de la valeur à l'examen.

Autre axe prioritaire : la lutte contre le harcèlement scolaire, dans le cadre du dispositif pHARe (plan global de prévention et de traitement du harcèlement et du cyberharcèlement). « Je suis entouré d'une équipe fabuleuse et je souhaite partager et fédérer avec des conseils pédagogiques pour rencontrer les enseignants et être à leur écoute. Le premier aura lieu le 8 octobre… Mon objectif, c'est que personne ne vienne au collège avec la boule au ventre, ni les élèves, ni les professeurs… »

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Pour cette rentrée, le collège Vento compte un effectif global de 744 élèves. « Je suis ravi que l'établissement accueille aussi des élèves dans le cadre de la loi sur l'inclusion scolaire », précise le principal. 50 jeunes sont scolarisés en Segpa (Section d'enseignement général et professionnel adapté) et une douzaine en classe Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire). De plus, un atelier relais implanté à Vento permet d'accompagner temporairement tous les collégiens mentonnais en difficultés d'apprentissage ou en rupture scolaire. Les traditionnels voyages effectués tout au long de l'année par les collégiens mentonnais (Venise, Londres et Paris) sont maintenus.