Harcèlement à La Seyne : 1.160 appels, tentative de suicide, relaxe
1.160 appels à son ex : relaxe à Toulon

Le tribunal correctionnel de Toulon a relaxé, le 4 septembre 2026, un homme poursuivi pour harcèlement envers son ex-compagne, à La Seyne-sur-Mer. Il lui avait téléphoné 1.160 fois entre avril et mai 2025 et avait tenté de se suicider devant elle.

Une relation née à l'hôpital Sainte-Musse

Les faits jugés remontent à l'année dernière. L'homme, médecin, et la femme, pharmacienne, s'étaient rencontrés à l'hôpital Sainte-Musse. Une idylle avait débuté, et il avait acheté une maison mitoyenne à la sienne, à La Seyne-sur-Mer. La séparation, que l'homme refusait d'accepter, a conduit à des actes de harcèlement.

« Vous avez appelé votre ex-compagne 1.160 fois entre avril et mai 2025 », a indiqué la juge Marie-Laure Arnouil. « Vous lui faisiez du chantage affectif, en lui répétant que si elle ne vous reprenait pas, vous préfériez mourir. Vous ne trouvez pas ça malveillant ? »

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La défense invoque une « séparation douloureuse »

L'homme s'est justifié en évoquant une « détresse psychologique » : « J'essayais de la reconquérir, j'étais en détresse psychologique », a-t-il déclaré. Son ex-compagne, absente à l'audience, « ne veut pas sa mort sociale, ni d'argent, juste la paix », a assuré son avocat, Me Bertrand Pin. La plaignante a dû déménager de La Seyne à Toulon. « Si elle ne répondait pas au téléphone, il tambourinait au mur », a rapporté Me Pin.

La détresse psychologique de l'homme l'a poussé à passer à l'acte, en se pendant devant elle. Une tentative de suicide avortée qui a profondément marqué la plaignante. « C'est elle-même et ses filles qui ont décroché la corde. Ce sont des images marquantes et traumatisantes », a insisté Me Pin.

Une relaxe prononcée par le tribunal

En défense, Me Élodie Pellequer a plaidé « une séparation douloureuse » : « Leurs voisins parlent d'un couple sans histoires, madame n'est pas décrite comme prostrée ou ayant peur de lui. » Elle a également mis en cause les éléments du dossier : « Il ne repose que sur des captures d'écran de messages, c'est très fragile. La matérialité des faits est remise en question. »

Le tribunal a finalement relaxé le prévenu.

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