Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a été nommé à la tête du Conseil d'État, une décision annoncée ce mercredi 6 mai 2026. Cette nomination, qui prendra effet à compter du 1er juin prochain, fait suite à la vacance du poste de vice-président de la haute juridiction administrative.
Un parcours remarquable
Marc Guillaume, âgé de 58 ans, est un haut fonctionnaire reconnu pour son expérience dans l'administration territoriale. Ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA), il a occupé plusieurs postes clés, notamment celui de directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur et de secrétaire général du gouvernement. Depuis 2022, il était préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, où il a géré des dossiers sensibles comme la sécurité des Jeux Olympiques de 2024.
Réactions politiques
Cette nomination a suscité des réactions contrastées. Le gouvernement a salué la compétence de Marc Guillaume, tandis que l'opposition a critiqué une nomination jugée trop politique. Le député insoumis François Ruffin a dénoncé une "nomination au mérite politique", tandis que le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau a estimé que Marc Guillaume était "un homme de qualité, mais sa nomination pose question sur l'indépendance du Conseil d'État".
Enjeux pour le Conseil d'État
Le Conseil d'État, plus haute juridiction administrative française, joue un rôle crucial dans le contrôle de l'administration et la préparation des lois. Marc Guillaume devra faire face à des défis importants, notamment la réforme de la justice administrative et la gestion des contentieux liés à l'environnement et aux libertés publiques.
Cette nomination intervient dans un contexte de tensions politiques autour de l'indépendance de la justice. Le précédent vice-président, Didier-Roland Tabuteau, avait été nommé en 2022 et avait pris sa retraite en mars dernier.



