Vidéoprotection à Libourne : clash entre Denis Mauget et le maire PS
Vidéoprotection à Libourne : clash entre élu LFI et maire PS

Denis Mauget, élu de La France insoumise à Libourne, a vivement critiqué la politique de vidéoprotection de la municipalité, qu'il juge excessive et proche des idées du Rassemblement national. Lors d'un conseil municipal, il a interpellé le maire socialiste Philippe Buisson à propos d'une demande de subventions pour équiper des lieux de culte de caméras de surveillance.

Une subvention généreuse de l'État

La commune bénéficie d'un financement public à hauteur de 80 % pour installer des dispositifs de vidéoprotection sur le parvis de l'église Saint-Jean-Baptiste, autour de la Sainte Épine, ainsi qu'à Saint-Ferdinand et à la chapelle de Condat. Pour Denis Mauget, cette omniprésence des caméras nuit au climat social. « On voit ici des connivences, des rapprochements avec les thèses du Rassemblement national », a-t-il déclaré, provoquant la colère du maire.

Un climat anxiogène selon l'élu LFI

Selon Denis Mauget, rien ne justifie « une telle présence policière ou une telle présence de caméras ». Il estime que l'extension du réseau participe « d'un climat anxiogène et culpabilisant chez les jeunes ». Pour lui, ces derniers ont besoin « d'éducateurs, de psychologues, d'assistantes sociales, qui les aident à retrouver un peu de sérénité ».

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La réponse cinglante du maire

Philippe Buisson a répliqué avec fermeté : « Je pensais le débat derrière nous. Vous n'avez heureusement pas utilisé le mot liberticide. » Il a rappelé les contraintes réglementaires strictes entourant chaque installation. Le maire a également renvoyé l'élu à son manque d'expérience en gestion communale : « Vous souhaitez nous voir investir dans la médiation avec les jeunes. Nous le faisons. Mais vous ne le savez pas. Vous êtes dans le dogme. »

Un échange tendu

Philippe Buisson a souligné que les Libournais « ont voté pour des élus soutenant le développement de la vidéoprotection ». Piqué au vif, il a conclu : « C'est trop facile de parler de collusion avec le RN. C'est agressif et débile. Je me battrai pour que le Rassemblement national n'arrive pas au pouvoir. Mais le marchepied le plus dynamique du RN, aujourd'hui, s'appelle La France insoumise. »

Les deux adversaires sont restés campés sur leurs positions, laissant le débat en suspens.

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