Interdiction de la manifestation d'extrême droite à Paris
La préfecture de police de Paris a pris la décision d'interdire la manifestation prévue par le Comité du 9 mai, un groupe d'extrême droite, qui devait se tenir samedi prochain dans la capitale. Cette décision a été motivée par des craintes de troubles à l'ordre public. Dans le même temps, un cortège et un rassemblement antifascistes, également annoncés pour la même journée, ont été interdits.
Risques de tensions et de violences
Les autorités ont estimé que la tenue simultanée de ces deux événements pourrait générer des affrontements violents entre les participants et les forces de l'ordre. La préfecture souligne que les services de renseignement ont signalé des risques élevés de débordements, notamment en raison de la présence attendue de militants radicaux des deux bords.
Le Comité du 9 mai, connu pour ses positions identitaires et nationalistes, avait appelé à un rassemblement pour "défendre l'identité française". De leur côté, les collectifs antifascistes entendaient organiser une contre-manifestation pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme une montée de l'extrême droite.
Réactions politiques
Cette interdiction suscite des réactions contrastées. D'un côté, des élus de gauche saluent une décision qui permet d'éviter des violences. De l'autre, des voix de l'extrême droite dénoncent une atteinte à la liberté de manifester. Le Rassemblement national a critiqué une "décision politique" qui favoriserait selon lui les antifascistes.
La préfecture rappelle que toute manifestation non autorisée pourra faire l'objet de sanctions. Les organisateurs des deux événements ont annoncé leur intention de contester cette interdiction en justice.



