En présence du maire, Édouard Chaulet, de ses conseillers municipaux, de l’harmonie Les Enfants de Barjac et des habitants, un hommage a été rendu à Jacqueline Talouarn. Résistante, elle fut emprisonnée à la prison de la Petite Roquette pour avoir distribué des tracts, puis au Fort de Romainville et déportée à Ravensbrück, avant d’être transférée au Kommando de Holleischen en Tchécoslovaquie. C’est là qu’elle rencontra Josette Roucaute d’Alès ; les deux femmes entretinrent des liens d’amitié jusqu’à leur décès.
Une vie de résistance et de mémoire
Jacqueline Talouarn a été élevée au grade de chevalier de la Légion d’honneur le 30 avril 1984, puis au grade d’officier de la Légion d’honneur le 6 avril 2007 par Marie-José Chambard de Lourve, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation. Une plaque à son nom a été apposée à l’école publique. Elle a été invitée dans de nombreuses écoles, collèges et lycées pour répondre aux questions des élèves et témoigner de la vie dans les camps.
D’autres déportés honorés
À Barjac ou à Saint-Privat-de-Champclos, d’autres déportés ont été accueillis avec fierté : Jacqueline Fauquet et son époux, déportés à Ravensbrück pour faits de résistance ; Georges Marquand, déporté à Mauthausen, Buchenwald et Dora, libéré en mai 1945. Tous ont été des protecteurs de la mémoire.
Le magnifique Chant des marais a été interprété par l’harmonie, et une minute de silence a été respectée. Au monument aux morts, une gerbe a été déposée, le message de la ministre déléguée chargée de la mémoire et des Anciens combattants a été lu, et le maire a rappelé les paroles touchantes de la chanson Nuit et brouillard du regretté Jean Ferrat, dont le père partit pour Auschwitz et ne revint jamais. Son dernier fils Jean avait seulement 11 ans.
N’oublions jamais cette douloureuse époque. C’était hier, mais c’est encore aujourd’hui en Orient.



