Les élus de Valbonne ont validé, à la majorité, lundi 27 avril 2026, le budget pour cette année. Avec une promesse très attendue par l'opposition : s'ouvrir à une « prospective » sur leurs finances afin de mieux anticiper leur gestion.
« Il n'y a pas beaucoup de collectivités qui puissent avoir cette chance », dixit la majorité, de compter un Guy Sergeant dans leurs rangs. Peut-être encore moins un adjoint aux finances qui, au-delà d'être d'une redoutable efficacité, est prêt à débattre autour de la table de l'avenir budgétaire de sa commune. Lundi 27 avril, à l'occasion du vote du budget à Valbonne, ce dernier lançait ainsi, à destination des groupes d'opposition préoccupés par la maîtrise des dépenses de fonctionnement : « Je considère que mon travail consiste, bien sûr, à présenter le budget, mais ce n'est pas la mission la plus intéressante ni la plus captivante. Mon véritable travail commence maintenant, avec ces trois objectifs : prospective, prospective, prospective. » À commencer par la place prise par la masse salariale – entre autres – dans les comptes de la ville, régulièrement pointée du doigt pour son poids toujours plus important : « Se posera un jour la question de l'arbitrage entre stabilité et décroissance ; je pose des questions, mais je n'y apporte, pour l'instant, aucune réponse. »
Une enveloppe globale fixée à environ 67,7 millions d'euros
Cette année, la municipalité a assumé le choix de la stabilité. Les charges de personnel sont maintenues strictement au même niveau qu'en 2025 (soit 19,8 millions d'euros). Une part conséquente des quelque 39 millions d'euros de dépenses de fonctionnement, auxquels s'ajoutent 28,7 millions d'investissements. Valbonne peut donc compter sur un budget total de 67,7 millions d'euros. Un montant en nette baisse par rapport à l'an dernier, quand les investissements – surtout fléchés vers les chantiers municipaux et le portage de travaux pour l'agglomération et le Département – avaient fait grimper l'enveloppe à plus de 90 millions d'euros.
Quels principaux projets pourront bénéficier des billets ?
Le plus onéreux est à trouver du côté du chantier de réhabilitation du groupe scolaire de l'Île-Verte, avec 5,3 millions d'euros alloués. Suivent les travaux de la ZAC des Clausonnes (4,6 millions), l'Abbaye (2,5 millions) et le « Green Deal » (1,2 million), qui finance des projets en faveur de la transition écologique. Environ 86.000 euros vont aussi être injectés dans l'édification de la nouvelle caserne de gendarmerie, dont les travaux doivent s'étendre jusqu'en 2028.
« Redresser la barre est encore possible »
Les bancs d'en face ont certes voté contre, mais la feuille de route a eu au moins le mérite d'apaiser (un peu) Marc Daunis, conseiller pour Valbonne Sophia que nous aimons : « J'avais souhaité faire [ce travail de fond et de prospective] dans le précédent mandat. Redresser la barre est encore possible sans augmenter les impôts. Cela paraît vital. » Abondant dans ce sens, Guy Sergeant compte aussi analyser la fiscalité locale « pour y voir plus clair », notamment vérifier si la compensation liée à la suppression de la taxe d'habitation a été intégrée correctement, et « maintenir le cap » sur des investissements « cohérents avec nos ressources et nos capacités d'emprunt ».



