Mélenchon qualifie de « misérable » l'accord Bardella-Farage sur les migrants
Mélenchon juge « misérable » l'accord Bardella-Farage

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle, a jugé « misérable » ce samedi la proposition de Jordan Bardella sur l'interception de migrants souhaitant rejoindre le Royaume-Uni. Cette réaction fait suite à la signature, vendredi, d'un protocole d'accord symbolique entre le président du Rassemblement national et Nigel Farage, figure du Brexit.

Une signature qui suscite l'indignation

« Sans qu'on lui ait rien demandé, (Jordan Bardella) promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils voudront mettre dehors et qu'ensuite nous nous chargerons, en plus, de les expulser de chez nous. Comment peut-on être aussi misérable ? » s'est insurgé le leader de La France insoumise lors d'une prise de parole aux allures de meeting devant plusieurs milliers de personnes à la Braderie de Lille.

« Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste sans réputation et sans portée », a-t-il ajouté. Ces propos interviennent après la signature, vendredi en Angleterre, d'un protocole d'accord entre Jordan Bardella et son allié anti-européen Nigel Farage. Un volet de cet accord, vivement critiqué, prévoit le renvoi vers la France de migrants clandestins interceptés dans les eaux britanniques.

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Un accord critiqué sur le fond et la forme

« Les gens qui sont venus en France avec l'intention de rentrer dans notre pays, n'y arriveront pas », avait détaillé Nigel Farage. Jean-Luc Mélenchon a également jugé « lamentables » les propos de Jordan Bardella, pressenti pour Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le président du RN avait par ailleurs nuancé la position de son parti sur l'aide à l'Ukraine, alors que son vice-président Louis Aliot avait évoqué l'hypothèse de « couper le robinet ». « Je vous rappelle que la France est ruinée sur le plan financier », a expliqué l'eurodéputé RN.

La réponse cinglante de Mélenchon

« Quand on est à l'étranger, on ne dit pas du mal de sa patrie et on n'affirme pas qu'elle est ruinée. Parce que quand on dit que le pays est ruiné, on attire les vautours du capitalisme », a tancé Jean-Luc Mélenchon. Cette déclaration, prononcée devant plusieurs milliers de personnes à la Braderie de Lille, illustre la vive opposition du leader insoumis à la stratégie du Rassemblement national.

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