Larcher en mission dans le Var pour « conforter » la majorité sénatoriale
Larcher dans le Var pour « conforter » la majorité sénatoriale

Gérard Larcher, président LR du Sénat, se rend ce jeudi dans le Var pour soutenir la candidature de Françoise Dumont, sénatrice sortante, lors des élections sénatoriales. Son objectif : « conforter » la majorité sénatoriale au Palais du Luxembourg, alors que le Rassemblement national (RN) progresse et que la droite locale se présente divisée. Il renouvelle également son soutien à Bruno Retailleau pour la présidentielle.

Une campagne axée sur le « concret »

Après le Calvados, le Gard, l’Ille-et-Vilaine et le Vaucluse, Gérard Larcher poursuit sa tournée des départements pour convaincre les grands électeurs. Dans le Var, il prévoit une étape à Brignoles pour rendre hommage aux sapeurs-pompiers ayant lutté contre les incendies de l’été. Il entend aborder des thèmes précis : la sécurité civile, la problématique des gens du voyage, la santé, les injonctions contradictoires liées à l’urbanisme et le poids des normes.

Interrogé sur le bilan de Françoise Dumont, le président du Sénat a souligné son « travail remarquable » en tant que référente sécurité civile. Il a rappelé qu’elle a été désignée par le gouvernement au mois d’août pour analyser et préparer les nouveaux schémas de lutte contre les feux de forêt. Ces éléments doivent servir d’arguments pour convaincre les grands électeurs de lui renouveler leur confiance.

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Face à la division et à la poussée du RN

En 2020, la liste varoise menée par Michel Bonnus avait permis aux LR de remporter trois sièges sur quatre. Cette année, le RN pourrait en décrocher deux, alors que la droite part divisée. Gérard Larcher a commenté cette situation : « Je ne vais pas vous dire que c’est une bonne nouvelle. La division, c’est toujours un poison. Je la regrette. »

Il a toutefois reconnu les succès du RN aux municipales, citant La Seyne et Six-Fours, avant de poser la question aux maires : « Qu’attendez-vous des sénateurs ? Qu’ils vous représentent ou qu’ils soient agités par des préoccupations d’une autre nature ? » Pour lui, le Sénat reste « la seule institution stable, entre l’exécutif qui n’a pas de majorité, et l’Assemblée nationale qui est dans l’état que vous connaissez ».

Un groupe RN-UDR au Sénat ?

Marine Le Pen et Éric Ciotti veulent constituer un groupe RN-UDR au Sénat, avec au moins dix élus. Interrogé sur l’impact d’une telle formation, Gérard Larcher a répondu sobrement : « Ça ferait un groupe de plus. » Il a également évoqué le cas du maire LR de Brignoles, Didier Brémond, présent à la rentrée d’Éric Ciotti à Levens ce dimanche : « Il a fait son choix, ce n’est pas le mien. C’est tout. »

À la question de savoir s’il craint une « hémorragie » de LR vers l’UDR, le président du Sénat a répondu avec ironie : « Moi ? Non ! [Rires] Alors là ! Mais alors pas du tout ! » Il a cité l’exemple de Toulon, où il avait été annoncé que la ville tomberait aux mains du RN, mais où Madame Massi (non encartée) a finalement remporté l’élection.

Investitures et présidentielle

Dans les Alpes-Maritimes, la direction de LR a investi les listes de Dominique Estrosi-Sassone et d’Alexandra Borchio Fontimp, deux sénatrices sortantes. Gérard Larcher a balayé les critiques de « désordre » : « Non, ce n’est pas du désordre, c’est la réalité. Nous le faisons dans d’autres départements et ce n’est pas la première fois. » Il a affirmé soutenir les deux candidatures et a rappelé le rôle de la Commission nationale d’investiture, qui a rendu une « décision sage ».

Pour la présidentielle, il a réaffirmé son soutien à Bruno Retailleau, « ma famille politique », tout en évoquant la période des débats où chaque candidat de la droite et du centre fait valoir son projet. Il a déclaré ne pas se résoudre à un duel LFI-RN et a promis de « proposer et faire des choix » le moment venu. Interrogé sur une primaire, il a indiqué que ce sujet serait abordé à l’automne.

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Budget 2027 et économies

Concernant le vote du budget 2027, Gérard Larcher a reconnu que « ce n’est pas simple ». Il doit rencontrer le Premier ministre la semaine prochaine pour poursuivre le travail. « Voter un budget, c’est une responsabilité. Nous la prendrons au Sénat », a-t-il assuré. Sur la réduction du train de vie du Sénat, il a estimé que l’institution a déjà « fait sa part de boulot » par rapport au gouvernement, et qu’elle continuera à le faire.