Ciotti appelle Retailleau à rejoindre l'UDR, redoutant une alliance avec Philippe
Ciotti appelle Retailleau à rejoindre l'UDR

Le président de l'UDR, Éric Ciotti, a lancé un appel direct à Bruno Retailleau, patron de LR et candidat à la présidentielle, pour qu'il rejoigne « une maison de droite forte ». Intervenant sur BFMTV ce dimanche 20 septembre 2026, le maire de Nice a exprimé sa crainte de voir son ancien allié céder à la « pression » et se rapprocher d'Édouard Philippe, le candidat d'Horizons.

Un appel à l'union des droites

« J'ai du respect pour Bruno Retailleau », a déclaré Éric Ciotti, tout en se disant « inquiet sur son positionnement futur ». Selon lui, la démarche de Bruno Retailleau « ne prospère pas, parce qu'il ne peut pas prétendre à la victoire au second tour ». Il a insisté : « je crois que le moment est fait pour mobiliser du courage, pour additionner les forces et je dis à Bruno de nous rejoindre ».

Cette prise de parole intervient dans un contexte de tensions politiques. Éric Ciotti, qui a présidé Les Républicains de 2022 à 2024, avait quitté le parti avec fracas pour s'allier avec Marine Le Pen lors des législatives post-dissolution. Son départ, au nom de l'union « des droites », avait plongé le parti gaulliste dans une crise profonde.

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Des spéculations sur un désistement de Retailleau

Bruno Retailleau, qui a pris la tête de LR en 2025, plafonne entre 6 % et 12 % dans les sondages selon les configurations, ce qui alimente des spéculations sur un éventuel désistement. « La pression va peser sur lui », a prophétisé Éric Ciotti, prédisant des « appels au retrait » à l'issue des élections sénatoriales du 27 septembre.

« Je redoute qu'il soit aspiré par le système qui m'a combattu », a-t-il ajouté, précisant : « Je ne suis pas certain qu'il résiste à cette pression et je redoute qu'il rejoigne Édouard Philippe ». Il a invité Bruno Retailleau à « revenir dans une maison de droite forte, courageuse, audacieuse » pour « renverser la table ».

Le spectre d'une scission de LR

Le maire de Nice a également brandi le spectre d'une scission de LR, dont une partie pourrait aller « à la soupe d'Édouard Philippe » et une autre viendrait garnir les rangs de l'UDR « parce que nous serons la seule famille d'une droite gaulliste ». Cette menace intervient alors que le RN organise sa percée lors des élections sénatoriales, comme le rapporte un article sur les alliances avec l'UDR et les débauchages.

Interrogé dans Le Grand Jury RTL/M6/Public Sénat/Ouest France, le maire RN de Perpignan et numéro deux du RN, Louis Aliot, s'est dit « un peu dans l'expectative » concernant Bruno Retailleau, qui « naturellement devrait se tourner vers nous ». Mais s'il ne le fait pas, « les électorats le feront », a-t-il affirmé.

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