Éric Ciotti a apporté son soutien à la liste Rassemblement national-Union des droites pour la République (UDR) menée par le député Frank Giletti aux élections sénatoriales dans le Var, vendredi 18 septembre 2026 à La Valette-du-Var. Devant environ 200 grands électeurs, le président de l'UDR a prononcé un discours prônant l'alternance, salué par de nombreux applaudissements.
Un discours attendu et un retard justifié
Frank Giletti, tête de liste, a dû patienter avant l'arrivée d'Éric Ciotti, qui est entré en scène une heure plus tard que prévu. Ce retard était dû à sa participation, le matin même, à la réunion convoquée par Emmanuel Macron avec les chefs de partis pour faire un point sur la situation internationale. Éric Ciotti a qualifié cette réunion d'« énième artifice de diversion sur les sujets qu'attendent les Français et notamment la baisse des taxes sur les carburants », déplorant qu'aucune annonce n'ait été faite.
Le leader de l'UDR a ensuite dressé un bilan critique de l'action gouvernementale, évoquant « le Mozart de la finance qui a oublié quelques-unes de ses gammes ». Pour lui, l'alliance avec le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella représente l'espoir d'« une révolution que rien ne pourra arrêter ». Il a anticipé que cette révolution « va s'incarner au Sénat avec pour la première fois un groupe RN-UDR », tout en misant sur « une future victoire à la Région en 2028 » et « la fin du système clanique de Renaud Muselier ».
Un objectif : l'alternance
L'objectif de cette mobilisation est de « porter un message puissant, celui de l'alternance », à l'approche de l'élection présidentielle que son camp pourrait également remporter, selon Éric Ciotti. Dans son discours, il a également abordé plusieurs thèmes, notamment le « modèle migratoire insupportable », les « dépenses inconsidérées », le « narcotrafic dans les villages » et le « racket de la loi SRU » sur les logements sociaux, avec des chiffres à l'appui.
Ces propos ont suscité de nombreux applaudissements de « la team saucisson » de Frank Giletti, ainsi que des nouveaux maires RN du Var, comme Dorian Munoz (La Seyne-sur-Mer), Lohan Ferretti (Salernes) ou encore Jean-Michel Constans (Tourves), qui avait mené une liste divers droite aux dernières municipales. Parmi les personnalités présentes au premier rang figurait également Manon Fortias, conseillère départementale qui avait tenté de conserver la mairie de Toulon aux côtés du sénateur LR Michel Bonnus, en mission contre le RN.
Critiques envers Les Républicains et omissions
Éric Ciotti, qui se définit comme ayant été « le dernier président des Républicains libre et indépendant », a profité de l'occasion pour critiquer son ancienne famille politique, en particulier le président du Sénat Gérard Larcher, « qui ne sait pas qui il soutient » dans le Var face à la multitude de listes à droite et au centre. En revanche, il n'a fait aucune mention de la candidature dissidente de Philippe Vitel, ancien vice-président de l'UDR 83 exclu il y a quelques jours, ni de la faible représentativité de son parti dans la liste de Frank Giletti, qui ne compte qu'une seule colistière, en quatrième position.



