Bernard d'Ormale, époux de Brigitte Bardot, a été démis de la présidence de la Fondation Brigitte Bardot (FBB) mercredi 16 septembre 2026, lors d'une réunion à Paris. Il dénonce une décision "brutale" et "préméditée", et s'oppose à la vente aux enchères d'objets personnels de sa femme, prévue lundi 21 septembre 2026 à l'Hôtel Drouot. Son avocate, Me Aurélie-Caroline Vieugué, l'assiste dans ce qu'il qualifie de "pillage de sa vie privée".
Une éviction contestée et un vote à bulletins secrets
Bernard d'Ormale, 85 ans, a été remplacé à la présidence de la FBB par Max Guazzini, ancien président de NRJ et du Stade français. Le vote s'est déroulé à bulletins secrets, sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, selon un porte-parole de la Fondation. Ce dernier affirme que "tous les ans un conseil d'administration procède à une nouvelle élection" et que Bernard d'Ormale "peut se représenter" l'an prochain. Il ajoute que le mandat de Brigitte Bardot arrivait à échéance en septembre 2026 et que Bernard d'Ormale l'avait repris.
Bernard d'Ormale conteste cette version, affirmant avoir été élu "à l'unanimité" en février 2026 et que le terme "par intérim" n'avait "jamais été prononcé". Il se dit "K.O. et sidéré" par cette décision, qu'il juge "désastreuse" pour la cause animale. Son avocate, Me Vieugué, a été refoulée de la réunion du conseil d'administration, tandis que la directrice de la FBB et l'exécuteur testamentaire de Brigitte Bardot, Me Kélidjian, y assistaient. Elle dénonce une "préméditation" et affirme que son client "se réserve le droit de saisir prochainement les juridictions compétentes".
Une vente aux enchères qui divise
Le "profond désaccord éthique" entre Bernard d'Ormale et la Fondation porte notamment sur la vente aux enchères des effets personnels de Brigitte Bardot, organisée lundi 21 septembre 2026 à l'Hôtel Drouot par la maison Millon. "Pourquoi aller vendre Brigitte ainsi à la découpe alors qu'ils n'ont pas besoin de fric ? C'est scandaleux de la dépouiller ainsi !", s'emporte Bernard d'Ormale. Il craint que cette vente ne soit le prélude à la dispersion des objets de la Madrague, sa résidence tropézienne, et de la Garrigue.
La Fondation justifie cette vente par la volonté de Nicolas Charrier, fils de Brigitte Bardot, qui a hérité de l'appartement parisien de la rue de la Tour. "Nicolas ne voulait pas que son contenu finisse en garde-meubles, d'où la solution de la vente", explique un porte-parole. La Fondation assure que "la Madrague doit rester intacte" et que la vente ne concerne que des objets de l'appartement parisien. Bernard d'Ormale, qui a l'usufruit de cet appartement, aurait donné son accord à la vente, mais il s'interroge sur la provenance des objets et craint pour ses biens personnels.
Une situation personnelle difficile
Bernard d'Ormale, qui vit désormais dans un logement social tropézien, ne peut plus utiliser la Madrague comme lieu de vie. Il dénonce les dépenses importantes consacrées au gardiennage de la propriété, payées par la Fondation, au lieu d'être allouées à la protection animale. Il s'émeut également de la publication d'un éditorial signé de son nom dans l'Info-Journal, la gazette de la Fondation tirée à 40 000 exemplaires, dont il n'est pas l'auteur. "Il y a ma photo et ma signature, mais ce n'est pas moi qui ai écrit cela", affirme-t-il.
Le concubin de Brigitte Bardot, dont le mariage religieux norvégien de 1992 n'a jamais été validé en France, n'a pas été davantage protégé par le testament de sa femme. Il affirme avoir refusé toute donation et avoir ignoré l'usufruit de l'appartement parisien. "C'est moi qui lui ai dit que je ne voulais rien du tout", confie-t-il. Malgré ces tensions, Bernard d'Ormale tient à nuancer : "A part cela, la Fondation fonctionne très bien. Il n'y a pas de problème." Il ne souhaite pas ternir la réputation d'une institution qui a accompagné 34 ans de vie commune avec Brigitte Bardot.



