Les pêcheurs méditerranéens, dont Mathieu Chapel au Grau-du-Roi, alertent sur des difficultés croissantes, notamment le coût du carburant. Alors que de nombreux professionnels peinent à vivre de leur métier, la visite de la ministre de la Pêche, ce lundi 21 septembre, suscite l'espoir de solutions concrètes pour l'avenir de la filière.
Une tribune des maires du littoral méditerranéen
Dans le cadre de la venue de la ministre de la Pêche ce lundi 21 septembre au Grau-du-Roi et à Sète, une vingtaine de maires de villes côtières de Méditerranée — dont les maires de Sète, Nice, Bonifacio, Leucate et Palavas — ont signé une tribune intitulée "La Méditerranée doit rester notre horizon". Le maire du Grau-du-Roi, Charly Crespe, fait partie des signataires.
Les élus rappellent que "la Méditerranée n'est pas seulement une mer pour nos villes et nos pêcheurs, elle est aussi un territoire de travail dont dépendent directement des ports, des entreprises, des familles et toute une économie". Ils soulignent que "la pêche, chez nous, n'est pas une simple activité. Elle fait partie de notre histoire et de notre identité", avant d'évoquer la détresse des professionnels et les adaptations réalisées pour respecter les "contraintes qui leur ont été imposées".
Le prix du gasoil, point de rupture
Les élus estiment que "le prix du gasoil est aujourd'hui la goutte d'essence qui fait déborder le réservoir". Ils appellent à passer "d'une logique d'accumulation des contraintes à une logique de simplification et d'équilibre pour assurer la viabilité économique et le renouvellement des contraintes".
Si le prix du carburant vient immédiatement à l'esprit, il ne constitue qu'une partie des préoccupations exprimées. Au fil de l'entretien, un constat s'impose : de nombreux professionnels ne parviennent plus à vivre de leur métier, pourtant indissociable de leur passion et de leur attachement à la mer.
Une profession sous pression, un avenir incertain
Cette situation nourrit de nombreuses inquiétudes quant à l'avenir de la pêche méditerranéenne et au renouvellement d'une profession confrontée à des contraintes toujours plus nombreuses. Dans ce contexte, la venue de la ministre sur les bords de la Méditerranée est particulièrement attendue par les professionnels.
Au-delà des échanges et des annonces, les pêcheurs espèrent surtout des réponses précises et des solutions concrètes, capables d'apporter des perspectives à court terme tout en garantissant l'avenir de leur activité. La visite de la ministre doit ainsi répondre à des attentes fortes, alors que la filière cherche des signes de soutien durable.



