Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté le recours de Philippe Chotard, confirmant ainsi la victoire du maire sortant Nicolas Platon et de son équipe. Il n’y aura donc pas de nouvelles élections municipales à Ribérac, en Dordogne. La décision a été rendue ce mardi 26 mai.
Un recours rejeté
Le recours avait été déposé par le centriste Philippe Chotard et plusieurs de ses colistiers après leur défaite au second tour, le 22 mars, face au socialiste Nicolas Platon. Ce dernier, réélu à l’issue d’un scrutin triangulaire, se félicite de cette décision. « Le tribunal a rejeté l’ensemble des accusations », insiste-t-il, soulignant que « toutes les allégations de pression, d’influence ou d’atteinte au secret du vote » concernant les personnes handicapées de deux établissements ont été écartées.
Des excuses demandées
Nicolas Platon déplore une « méthode nauséabonde » et évoque un « climat délétère » dans sa ville. Il appelle « au travail, au calme et à l’intérêt général », tout en attendant des excuses publiques de la part de ses opposants.
Réaction de Philippe Chotard
Joint par « Sud Ouest », Philippe Chotard indique « prendre acte de la décision du tribunal » et attendre d’en connaître les motivations précises avant de commenter davantage. « Nous savions qu’il y avait peu de chances pour que le tribunal annule les élections, explique-t-il. Mais nous nous devions de faire ce recours, vis-à-vis des électeurs qui nous ont fait confiance, et au vu des conditions choquantes du scrutin. »
L’élu, à la tête du seul groupe d’opposition, concède être d’accord « sur un point avec Nicolas Platon » : le « climat détestable » qui a régné sur la ville ces dernières semaines. Il conseille au maire de se demander qui l’a entretenu.
Un précédent en 2020
En 2020 déjà, après la première élection de Nicolas Platon, Philippe Chotard avait déposé un recours, également rejeté. Franck Blanchardie (divers droite), arrivé en 3e position avec 14,58 %, a néanmoins été élu sixième adjoint, délégué à l’urbanisme et à l’assainissement.



