Guerre en Ukraine : missile russe sur Kiev, Zelensky sous pression
Guerre en Ukraine : missile russe sur Kiev, Zelensky sous pression

L'armée russe a lancé une vingtaine de missiles balistiques sur Kiev dans la nuit de samedi à dimanche, tuant une personne et blessant 16 autres, selon les autorités ukrainiennes. Dans la matinée, des journalistes de l'AFP ont observé des immeubles d'habitation calcinés, des fenêtres brisées et des voitures déformées et renversées.

Une attaque massive dénoncée par Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié cette frappe sur X de l'une des « plus importantes attaques de missiles balistiques contre Kiev ». Il a précisé que « l'ennemi a lancé plus de 40 missiles de différents types, dont la plupart visaient la capitale ». Selon l'armée de l'air ukrainienne, 25 missiles balistiques, rapides et difficiles à intercepter, ont été tirés, dont 17 ont été abattus par la défense antiaérienne.

Pression sur Zelensky après la démission du ministre de la Défense

Secoué par des manifestations contre le limogeage du populaire ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov, Volodymyr Zelensky a laissé entendre samedi que des changements pourraient intervenir au sein de l'armée. « Des décisions concernant l'armée seront prises », a-t-il déclaré, sans plus de précisions. Mykhaïlo Fedorov, chantre des hautes technologies sur le champ de bataille, avait annoncé sa démission mercredi, moins de six mois après avoir pris ses fonctions. Populaire auprès de la population et apprécié des alliés occidentaux, il a expliqué être entré en conflit avec le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky, qui privilégie une approche plus traditionnelle des opérations militaires.

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L'opposant russe Boris Nadejdine renonce aux législatives

L'opposant russe Boris Nadejdine, condamné à une amende pour « symboles extrémistes », a annoncé dimanche qu'il renonçait à se présenter aux élections législatives de septembre. Il a déclaré être « réduit au silence » et « poussé hors de la politique ». Faisant partie des rares personnes en Russie à dénoncer publiquement Vladimir Poutine et l'offensive en Ukraine sans être emprisonné, il a écrit sur Telegram : « Ma capacité à faire légalement de la politique dans l'opposition en Russie est épuisée. J'espère que ce n'est que temporaire. » Il a expliqué que son statut d'agent de l'étranger et sa condamnation excluent toute possibilité d'être élu à la Douma, ajoutant : « Je ne suis pas prêt à mettre en danger ceux qui me soutiennent. »

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