Yael Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, a présenté son bilan après un an à la tête de l'institution. Un exercice jugé « légèrement autocentré » par l'opposition, qui critique un manque de vision collective.
Un bilan marqué par la réforme des retraites
La présidente a mis en avant la gestion de la réforme des retraites, adoptée grâce à l'article 49.3. Elle a souligné son rôle dans le maintien du dialogue parlementaire, malgré les tensions. Selon elle, 98% des textes gouvernementaux ont été adoptés sans recours à cet outil controversé.
L'opposition, notamment La France insoumise et le Rassemblement national, dénonce un bilan « autocentré » et « hors sol ». Le député LFI Alexis Corbière a déclaré : « Madame Braun-Pivet semble oublier que l'Assemblée est le reflet de la diversité politique, pas sa vitrine personnelle. »
Des chiffres contestés
Braun-Pivet a également mis en avant l'augmentation de 20% du nombre de lois examinées par rapport à l'année précédente. Cependant, des députés de l'opposition pointent une baisse du nombre de séances de contrôle, passant de 45 à 30. Un chiffre que la présidente n'a pas commenté.
La majorité, en revanche, salue son efficacité. Le ministre des Relations avec le Parlement, Franck Riester, a affirmé : « Yael Braun-Pivet a su moderniser les travaux de l'Assemblée tout en respectant les équilibres. »
Une communication controversée
Le bilan a été présenté lors d'une conférence de presse où Braun-Pivet a largement utilisé le « je ». L'opposition y voit une tentative de se positionner pour une éventuelle candidature à la présidence de la République. « C'est un bilan de campagne, pas un bilan institutionnel », a commenté la députée RN Laure Lavalette.
La présidente a également annoncé la création d'un « comité d'évaluation des politiques publiques » qu'elle présidera elle-même. Une décision perçue comme un renforcement de son pouvoir personnel.



