À Saint-Tropez, la pression immobilière exercée par les ultrariches et le groupe LVMH met en péril le patrimoine des habitants historiques. Selon une enquête du Monde, les prix de l'immobilier ont bondi de 30 % en cinq ans, rendant l'accès à la propriété quasi impossible pour les résidents de longue date.
Des acquisitions massives par les grandes fortunes
Le groupe LVMH, dirigé par Bernard Arnault, a acquis plusieurs propriétés de prestige, dont la villa La Lézarde, achetée 120 millions d'euros en 2023. D'autres milliardaires, comme le fondateur d'un célèbre réseau social, ont également investi dans la commune, faisant grimper les prix. « C'est une véritable invasion », déplore un habitant interrogé par Le Monde, « les maisons de famille sont vendues à des prix astronomiques, et les jeunes doivent partir ».
Des conséquences sociales et culturelles
Cette situation entraîne un exode des classes moyennes et populaires, qui ne peuvent plus se loger. Les commerces de proximité ferment, remplacés par des boutiques de luxe. La municipalité tente de réguler le marché, mais les mesures restent limitées. « Nous risquons de perdre l'âme de Saint-Tropez », alerte le maire, cité dans l'article.
Un phénomène qui s'étend à d'autres communes
Saint-Tropez n'est pas un cas isolé : des villes comme Cannes ou Monaco connaissent des dynamiques similaires. Des associations de défense du patrimoine appellent à une régulation plus stricte des investissements étrangers. « Il faut protéger les habitants historiques », insiste un porte-parole d'une association locale.



