Bernard Arnault et sa famille, contrôlant le géant du luxe LVMH, ont repris la première place de l'édition 2026 du classement des fortunes professionnelles françaises publié par le magazine Challenges, une position qui leur avait été ravie l'an dernier par les héritiers d'Hermès. Leur fortune est estimée à 121,2 milliards d'euros.
Un rebond pour LVMH
Début 2025, Hermès, qui avait mieux résisté au ralentissement du marché mondial du luxe, était brièvement devenu la première capitalisation boursière française devant LVMH. L'action LVMH a depuis rebondi. Le géant du luxe, dont la famille Arnault détient plus de la moitié, pèse de nouveau environ 250 milliards d'euros en Bourse. Les héritiers d'Hermès reculent à la deuxième place avec une fortune estimée à 114 milliards d'euros.
153 familles milliardaires
Le magazine a compté 153 familles milliardaires en France cette année, soit huit de plus qu'en 2025. Selon Challenges, le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes françaises atteint 1.076 milliards d'euros, en baisse par rapport aux 1.129 milliards d'euros de 2025.
Le classement de Challenges se base sur les actions et parts sociales d'entreprises, dont la valeur est soit donnée par les cours en Bourse, soit estimée si les titres ne sont pas cotés. Il ne prend pas en compte les biens personnels, comme l'immobilier.
Un palmarès stable
Le reste du palmarès bouge peu : les frères Alain et Gérard Wertheimer (Chanel) conservent la troisième place (95 milliards d'euros), devant Françoise Bettencourt Meyers de L'Oréal (69,7 milliards). Rodolphe Saadé, propriétaire de l'armateur CMA CGM, voit son patrimoine professionnel estimé à 31,5 milliards d'euros, en baisse par rapport à 2025 (35 milliards), sa rentabilité pâtissant du conflit au Moyen-Orient.
Suivent Xavier Niel pour Free (30,1 milliards), la famille Dassault (27,7 milliards), Gérard Mulliez avec Auchan et Decathlon (27 milliards), François Pinault de Kering (19,2 milliards) et Emmanuel Besnier avec Lactalis (14,2 milliards).
Fin 2025, Bernard Arnault est devenu l'unique propriétaire de Challenges après le rachat des parts de Claude Perdriel (282e fortune de France). Ce changement d'actionnaire a entraîné le départ de journalistes.



