Édouard Philippe, candidat à la présidentielle, a tenu son premier meeting de campagne ce mardi à Paris, devant plusieurs milliers de sympathisants. Dans un discours destiné à séduire la droite, l'ancien Premier ministre a appelé les Français à "un peu de sueur" pour assurer l'avenir des enfants.
Un discours tourné vers l'effort collectif
Devant une salle comble au Palais des Congrès, Édouard Philippe a insisté sur la nécessité de réformes structurelles. "Nous devons accepter un peu de sueur aujourd'hui pour que nos enfants vivent mieux demain", a-t-il déclaré, provoquant des applaudissements nourris. Selon son équipe, plus de 5 000 personnes étaient présentes.
Le candidat a détaillé ses propositions économiques, notamment une baisse des dépenses publiques de 50 milliards d'euros sur cinq ans et une réforme des retraites repoussant l'âge légal à 65 ans. Ces mesures, a-t-il expliqué, visent à réduire la dette publique, qui atteint 112 % du PIB.
Un appel à la droite modérée
Philippe a également cherché à capter l'électorat de droite en critiquant les "illusions" du programme de la gauche. "La facilité n'est pas une option", a-t-il martelé, en référence aux promesses de dépenses de ses adversaires. Selon un sondage récent, 34 % des électeurs de droite se disent prêts à voter pour lui.
Le meeting a été marqué par des interventions de plusieurs figures de son parti, dont la maire de Lille, Martine Aubry, qui a salué "un projet sérieux pour la France".
Impact et réactions
Les analystes politiques jugent que ce discours vise à rassurer les électeurs modérés tout en se démarquant de la ligne dure de l'extrême droite. "Édouard Philippe joue la carte de la responsabilité", a commenté le politologue Jean-Yves Dormagen. "Mais son appel à l'effort pourrait rebuter une partie de l'électorat populaire."
La candidate socialiste, Anne Hidalgo, a réagi en dénonçant "un programme d'austérité déguisé". De son côté, Marine Le Pen a ironisé sur "le candidat des élites".
Le prochain meeting d'Édouard Philippe est prévu à Lyon le 15 juillet, où il devrait aborder les questions de sécurité et d'immigration.



