« Finalement, Charles de Gaulle avait raison », entendit-on il y a quelques mois sur la BBC. Lâchés et tancés par Donald Trump, les Européens invoquent la figure du Général. Qu'aurait pensé l'homme du 18-Juin, incarné par Simon Abkarian dans les deux films d'Antonin Baudry, de la fracture au sein de l'Occident, de Vladimir Poutine, de l'Union européenne ? On ne peut pas faire parler les grands personnages du passé. Mais on peut plonger dans leur pensée et tirer les leçons pour notre époque de leur action.
La vision gaullienne de l'Occident
De Gaulle a toujours prôné une Europe indépendante des États-Unis, avec une défense autonome. Il aurait sans doute vu d'un œil critique les divisions actuelles entre Washington et ses alliés européens. Pour lui, la France devait jouer un rôle central, équilibrant les puissances.
Face à la Russie de Poutine
Le Général a cherché la détente avec l'Est pendant la Guerre froide. Il aurait probablement plaidé pour un dialogue pragmatique avec Moscou, sans naïveté, mais sans bellicisme. Il aurait condamné l'annexion de la Crimée, tout en évitant une confrontation inutile.
L'Union européenne en question
De Gaulle voyait l'Europe comme une confédération d'États-nations, non comme une fédération supranationale. Il aurait critiqué la technocratie bruxelloise et le manque de souveraineté des États membres. Il aurait soutenu une Europe des patries, plus respectueuse des identités nationales.



