Depuis le début de la Coupe du monde, Ayyoub Bouaddi, 18 ans, impressionne au sein de l’équipe du Maroc. Solide, mature et technique, le jeune milieu de terrain de Lille montre qu’il est fait pour le très haut niveau. De quoi laisser des regrets à la Fédération française de football (FFF).
Un talent suivi de longue date
Interrogé par le média britannique The Athletic, le directeur technique national de la FFF, Hubert Fournier, reconnaît avoir perdu gros : « Bouaddi est un talent que nous avons suivi pendant de nombreuses années. Et nous savons que, dans sa catégorie d’âge, il est unique. C’est une perte importante pour notre fédération. Mais c’est son choix. »
Un parcours prometteur
Né à Senlis (Oise) en 2007, le jeune footballeur a toujours joué dans le Nord, d’abord à Creil avant d’aller faire sa formation au LOSC. En parallèle, il a traversé toutes les sélections de jeunes en équipe de France, montrant toujours un potentiel monstrueux. Dès son arrivée en pro, Bouaddi a commencé à confirmer les espoirs placés en lui en s’adaptant très rapidement au niveau de la Ligue 1, jusqu’à être sollicité par les plus grands clubs d’Europe aujourd’hui.
Le choix du Maroc
Mais à l’approche de la Coupe du monde, le joueur a donné son accord à la sélection marocaine pour jouer la compétition, changeant de facto sa nationalité sportive. « Il savait qu’il était sur la liste élargie. Mais nous ne pouvions pas lui offrir l’opportunité de participer à la Coupe du Monde pour le moment. La concurrence est féroce au sein de l’équipe de France », explique Hubert Fournier. Et d’ajouter : « Le sélectionneur estimait qu’il n’était pas encore tout à fait prêt, tandis que le Maroc lui offrait cette opportunité. Je comprends son point de vue », laissant sous-entendre que l’absence de garanties sportives a pesé dans le choix d’Ayyoub Bouaddi. Même l’intervention personnelle de Zinédine Zidane, probable futur sélectionneur, n’aura pas suffi.
Un choix payant pour le Maroc
Sa place de titulaire et le beau parcours du Maroc ne lui donnent pas tort dans son choix et la France peut se mordre les doigts d’avoir laissé passer un tel talent.



