Ce mercredi, la température de la mer Méditerranée a atteint 27 degrés à Nice et 26 degrés à Cannes, soit 4 degrés au-dessus des normales saisonnières. Si aucun record n'a été battu – le maximum historique étant de 28,1 degrés selon le site seatemperature – cette chaleur marine a des conséquences directes sur les nuits de la Côte d'Azur.
Un phénomène qui limite le rafraîchissement nocturne
Selon La Chaîne Météo, des eaux plus chaudes réduisent le refroidissement près des côtes et entretiennent une masse d'air plus douce et plus humide la nuit. Cela accentue les nuits dites « tropicales », où la température minimale ne descend pas sous les 22 à 25 degrés. Sur la façade atlantique et en Manche, l'effet est parfois moins marqué en journée, mais il contribue à une ambiance lourde et à une moindre capacité de refroidissement nocturne. Dans une canicule, la durée et l'intensité des nuits chaudes sont aussi importantes que les pics de température diurnes.
Des refroidissements localisés en Méditerranée
Début juillet, certains secteurs du nord-est de la Méditerranée ont connu un phénomène d'« upwelling », où des remontées d'eau froide se produisent sous l'effet du vent, comme la tramontane. Cela crée un écart notable entre la température en surface et en profondeur, l'eau étant beaucoup plus fraîche en dessous. Les baigneurs doivent être prudents : ce changement brutal de température entre l'air et l'eau augmente le risque d'hydrocution. Il est recommandé d'éviter les entrées brutales dans l'eau, surtout après une longue exposition au soleil.



