Le président (UDR) de la Métropole Nice-Côte d’Azur, Éric Ciotti, a dévoilé vendredi 3 juillet 2026 les modalités pratiques de la gratuité des trams et bus sur le réseau Lignes d’Azur, qui entre en vigueur le 1er septembre 2026. Cette mesure concerne environ 100 000 personnes de plus de 65 ans résidant dans une commune de la Métropole, sans condition de ressources, ainsi que 1 200 agents hospitaliers du CHU de Nice et 150 agents pénitentiaires.
Qui est concerné par la gratuité ?
Les personnes âgées de plus de 65 ans et résidant dans l’une des communes de la Métropole Nice Côte d’Azur peuvent bénéficier de la gratuité des transports en commun sur simple inscription, sans condition de ressources. Éric Ciotti a rappelé qu’il s’agit de « faciliter leur mobilité et leur transport ». Jusqu’ici, cette gratuité était réservée aux plus de 65 ans non imposables. En outre, le personnel soignant du CHU et les surveillants du centre pénitentiaire sont également éligibles. Selon le président, « c’est une avancée extrêmement importante, une ambition de solidarité pour nos aînés. Ce coup de pouce est non négligeable pour le pouvoir d’achat car l’abonnement, c’est 180 euros par an. Nous souhaitons aussi élargir l’utilisation de nos transports en commun pour fluidifier la circulation. Pour les personnels, c’est un soutien aux métiers essentiels. »
Comment s’inscrire et quels justificatifs fournir ?
Pour obtenir la carte de gratuité, il ne suffit pas de présenter sa pièce d’identité. Une inscription est nécessaire, avec fourniture de justificatifs. L’inscription coûte 15 euros, payables une seule fois. Les personnels du CHU et les agents pénitentiaires doivent se rapprocher de leurs administrations et des services Lignes d’Azur. L’inscription en ligne est privilégiée ; la carte sera envoyée au domicile par courrier. Pour ceux qui préfèrent se déplacer, les agences actuelles (espace Mobilités du boulevard Dubouchage à Nice, gare routière de Cagnes-sur-Mer, hôtel de ville et Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var) sont ouvertes, et de nouvelles agences temporaires sont créées, comme à la mairie de Carros, à Nice dans le quartier de l’Arénas, à la gare routière Vauban et à l’office municipal des seniors, rue Gioffredo. Bertrand Gasiglia, président de la régie Ligne d’Azur, précise : « Nous irons dans les communes de la Métropole avec nos agences mobiles. Nous allons sensibiliser les CCAS pour accompagner les démarches en ligne. » Il conseille de « prendre de l’avance car, fin août et début septembre, tous les scolaires font leur carte. »
Quand effectuer les démarches ?
Les personnes de plus de 65 ans peuvent s’inscrire à compter du 10 juillet 2026. La gratuité est déjà en place depuis le 1er juillet pour le personnel pénitentiaire, et le sera pour les soignants du CHU dès qu’une convention sera signée. Pour ceux qui ont déjà un abonnement annuel en cours, la gratuité s’appliquera à la date de fin de cet abonnement. Bertrand Gasiglia précise : « Il n’y aura pas de remboursement du titre déjà payé. »
Coût et financement de la mesure
Le coût de cette mesure est estimé à près de 6 millions d’euros par an si l’ensemble des personnes éligibles en bénéficient. Pour financer cette dépense, Éric Ciotti explique : « On a déjà fait la moitié du chemin en réduisant les dépenses de communication, les dépenses de protocole et les frais d’indemnités des élus. » Interrogé sur une éventuelle extension de la gratuité à tous, il répond : « Cela porterait le coût à 120 millions d’euros et nous ne sommes pas en mesure de le supporter. » Cependant, il ajoute : « Nous allons étudier ce dispositif pour les étudiants qui ont la même problématique de pouvoir d’achat. »
Implications pour le CHU et les agents pénitentiaires
Rodolphe Bourret, directeur général du CHU de Nice, indique que, comme le permet la loi, le CHU prend déjà en charge 75 % des frais de transport pour ses agents, et que la Métropole complète les 25 % restants. Il évoque « une reconnaissance et une mesure d’attractivité pour le recrutement. C’est une mesure qui était très attendue par le personnel. Il y a 900 agents sur 9 000 qui bénéficient de l’aide aujourd’hui. »



