Le député de l'Eure Philippe Brun, suspendu du Parti socialiste et écarté de la primaire de la gauche après des accusations de violences sur une ancienne collaboratrice parlementaire, va déposer plainte pour « dénonciation calomnieuse », annoncent ses avocats ce samedi 19 septembre dans un communiqué transmis à franceinfo.
Philippe Brun « conteste avec la plus grande fermeté les faits » qui lui sont reprochés, qu'il juge « vagues et non étayés ». Ses conseils dénoncent surtout une décision prise « dans la précipitation » par le PS, qui l'a suspendu à titre conservatoire le 16 septembre et n'a pas validé sa candidature à la primaire.
Des rivalités internes pointées du doigt
Selon ses avocats, les instances socialistes avaient pourtant été informées « il y a de longues semaines » de cette dénonciation, sans prendre de mesure dans l'immédiat. Ils soulignent également que l'affaire a ressurgi après l'annonce de la candidature de Philippe Brun et le lancement de la course aux parrainages.
De quoi nourrir, selon eux, le soupçon d'une bataille interne. « Il semble en réalité que Philippe Brun soit la victime de rivalités internes au Parti socialiste », écrivent-ils, accusant certains membres d'avoir « instrumentalisé une dénonciation fallacieuse ».
Une lecture contestée par le PS
Cette lecture est contestée par le Parti socialiste, qui affirme avoir agi après avoir été informé de faits susceptibles d'une qualification pénale. Philippe Brun ne compte pas s'arrêter à cette plainte.
Ses avocats préviennent qu'il engagera « toute action en diffamation » contre ceux qui relaieraient les accusations et n'excluent pas d'autres recours pour contester son éviction de la primaire.



