Julien Miro, maire de Castelnau-le-Lez, a fermement démenti les rumeurs concernant l'abattage d'arbres et le réaménagement du parking de l'école Rose-de-France. Dans une vidéo postée ce lundi, il a répondu aux accusations de l'opposition, représentée par le groupe Ici et Ensemble, qui dénonçait la disparition de plusieurs marronniers centenaires près du parc Frédéric-Bazille et un projet de coupe des 24 platanes du parking.
Des accusations jugées infondées
« Tout cela est très éloigné de la réalité, assure le maire. La réalité, c’est qu’on n’a jamais rien coupé. Tous les marronniers sont là, le long de l’avenue de la Moutte. » Selon lui, les travaux en cours sur le secteur Bazille ne concernent que des « rejets de végétation », de l’entretien classique. La municipalité prévoit d’ailleurs de réaménager 150 m² et d’y planter une quinzaine d’essences adaptées au climat, nécessitant peu d’eau.
« Mon père m’a transmis le respect de la nature, mais aussi des personnels qui l’entretiennent, précise ce fils d’agent aux espaces verts à Carcassonne. Un arbre qui a besoin d’eau, c’est aussi un agent qui doit l’arroser sous une forte chaleur. »
Un parking repensé pour plus de places et de verdure
Le projet de réaménagement du parking de l’école Rose-de-France prévoit d’augmenter sa capacité à environ 200 places, soit près du double de l’existant. « Évidemment que ce ne sera pas un parking silo », précise le maire. En recalibrant les espaces, la municipalité espère gagner des places tout en végétalisant la zone. « Tout l’enjeu, c’est d’optimiser, de désimperméabiliser et végétaliser la zone, car c’est très bétonné. »
Contrairement aux rumeurs, aucun arbre ne sera déplacé ni coupé. « Il faut redéfinir cet espace dont les allées sont très, très larges. » L’objectif est de concilier davantage de stationnements avec une végétation accrue, tout en améliorant les pistes cyclables.
Des investissements ciblés pour la nature en ville
Le maire a également évoqué le coût des acquisitions foncières, comme le parc Pujol, inauguré en avril 2025, acheté « pour plus de 3 M€ ». Le budget espaces verts annuel est de 350 000 €, mais « la métropole gère 70 % de nos espaces verts ». Julien Miro insiste sur une approche « cousu main », en concertation avec les riverains, citant par exemple la place de l’Europe, jugée trop minérale. « J’essaie de ne pas répondre à toutes les fake news. Mais quand cela jette le trouble dans l’opinion, il faut quand même apporter des explications », conclut-il.



