TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars pour le premier semestre 2026, soit une hausse de 18% par rapport à la même période en 2025. Cette performance est portée par la flambée des cours du pétrole brut, conséquence directe de l'escalade du conflit au Moyen-Orient.
Des résultats portés par la géopolitique
Le groupe pétrolier français a vu son bénéfice net ajusté atteindre 10,8 milliards de dollars sur les six premiers mois de l'année, contre 9,1 milliards un an plus tôt. Le chiffre d'affaires s'est établi à 98,7 milliards de dollars, en progression de 22%. Selon le communiqué de TotalEnergies, ces résultats reflètent « un environnement de prix du pétrole élevé, dans un contexte géopolitique tendu ».
Impact du conflit sur les marchés pétroliers
La guerre au Moyen-Orient a provoqué une hausse significative des prix du baril de Brent, qui a atteint en moyenne 95 dollars au premier semestre 2026, contre 78 dollars un an plus tôt. Cette augmentation a directement profité aux producteurs de pétrole comme TotalEnergies. Le groupe a également bénéficié de marges de raffinage élevées, en hausse de 15% sur la période.
Réactions et critiques
Ces annonces suscitent des critiques de la part d'ONG environnementales. « TotalEnergies profite de la guerre pour engranger des superprofits, pendant que des populations souffrent et que la planète brûle », a déclaré un porte-parole d'Oxfam France. Le gouvernement français a réagi en réitérant son appel à une taxation exceptionnelle des bénéfices des compagnies pétrolières, une mesure déjà évoquée en 2023 mais jamais adoptée.
Stratégie et investissements
Malgré ces profits records, TotalEnergies maintient sa stratégie de diversification vers les énergies bas carbone. Le groupe a investi 3,5 milliards de dollars dans les énergies renouvelables au premier semestre, en hausse de 25% par rapport à 2025. Cependant, ces investissements ne représentent que 15% de ses dépenses totales, selon le rapport semestriel.
Perspectives
Pour le second semestre, TotalEnergies se montre prudent, évoquant « une volatilité persistante des marchés liée aux incertitudes géopolitiques ». Le groupe prévoit un dividende stable pour le troisième trimestre, à 2,81 euros par action. Les analystes estiment que le bénéfice annuel pourrait dépasser les 22 milliards de dollars si les prix du pétrole restent à leur niveau actuel.



