Marine Tondelier, secrétaire nationale d'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2027, a tenu un meeting à Lyon le 24 juillet 2026, réaffirmant sa détermination à poursuivre sa campagne malgré les pressions croissantes en faveur d'une candidature unique de la gauche.
Un meeting de soutien à Lyon
Devant environ 500 personnes réunies à la salle de la Bourse du Travail, Marine Tondelier a détaillé son projet écologiste, insistant sur l'urgence climatique et la justice sociale. Elle a déclaré : « Je ne renoncerai pas à porter une voix écologiste forte et indépendante. L'union ne doit pas se faire au prix de l'effacement de nos convictions. »
Cette prise de position intervient alors que plusieurs figures de la gauche, dont Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Olivier Faure (Parti socialiste), appellent à une candidature unique dès le premier tour pour maximiser les chances face à la droite et à l'extrême droite.
Des pressions pour l'union
Selon un sondage Ipsos publié le 20 juillet, Marine Tondelier recueillerait 7 % des intentions de vote au premier tour, loin derrière Marine Le Pen (32 %) et Édouard Philippe (25 %). En cas de candidature unique de la gauche, le score atteindrait 18 %, selon la même enquête. Ces chiffres alimentent les appels à l'union, mais Tondelier estime qu'une candidature écologiste distincte est nécessaire pour peser sur le débat.
« L'union de la gauche ne peut pas être un simple cartel électoral. Elle doit reposer sur un projet commun, et pour l'instant, ce projet n'existe pas », a-t-elle ajouté.
Une campagne qui s'intensifie
Marine Tondelier prévoit une série de déplacements dans les semaines à venir, notamment dans le Sud-Ouest et en Bretagne. Son équipe de campagne compte désormais 40 permanents et 3 000 bénévoles actifs sur le terrain. Elle a également lancé une plateforme participative pour recueillir les propositions des citoyens.
La candidate écologiste bénéficie du soutien de plusieurs personnalités, dont la maire de Grenoble, Éric Piolle, et l'eurodéputée Marie Toussaint. Cependant, elle doit faire face à une concurrence interne : Yannick Jadot, ancien candidat à la présidentielle, n'a pas exclu de se présenter si Tondelier échouait à rassembler.
Un contexte politique tendu
La pression pour une candidature unique de la gauche s'est accentuée après la défaite de la coalition aux élections législatives anticipées de juin 2026, où la gauche unie avait obtenu 22 % des voix, contre 34 % pour le Rassemblement national et 28 % pour la majorité présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a qualifié la candidature de Tondelier de « risque mortel pour la gauche ».
De son côté, Marine Tondelier dénonce une tentative d'étouffer le débat écologiste. « Nous ne sommes pas un parti satellite. Nous avons une vision pour la France, et nous la défendrons jusqu'au bout », a-t-elle conclu.



