Le parquet de Paris a confirmé, mercredi, que le décès de Daniel Siad, retrouvé mort lundi à son domicile de Colombes (Hauts-de-Seine), met fin aux poursuites le visant personnellement. En revanche, l’enquête ouverte sur un réseau présumé lié à Jeffrey Epstein continue afin d’identifier d’éventuels autres responsables.
L'enquête se poursuit malgré la mort du suspect
Dans un communiqué, la procureure de Paris Laure Beccuau a précisé que « l’enquête cadre ouverte le 18 février 2026 des chefs de traite des êtres humains en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » se poursuit « afin d’identifier l’ensemble des personnes susceptibles d’être mises en cause, nonobstant l’extinction de l’action publique concernant Daniel Siad ».
De nombreuses accusations contre Daniel Siad
Âgé de 69 ans, Daniel Siad, recruteur de mannequins se présentant comme « né Français et citoyen suédois », était visé par plusieurs plaintes, notamment pour viol. Il faisait l’objet d’une enquête menée par l’office spécialisé dans la lutte contre la traite d’êtres humains et contestait les accusations portées contre lui.
La procureure a également indiqué que « Daniel Siad faisait l’objet de techniques spéciales d’enquêtes et notamment d’écoutes téléphoniques, sans que celles-ci n’aient à ce jour apporté d’éléments justifiant qu’il soit procédé à son interpellation immédiate ».
Plusieurs victimes entendues par la justice
Depuis la publication, en décembre 2025, des « Epstein files » par la justice des États-Unis, « 24 femmes se sont manifestées ou ont été identifiées », selon Laure Beccuau. Elles ont dénoncé des faits dont elles disent avoir été victimes ou ont apporté des témoignages concernant Daniel Siad et d’autres personnes susceptibles d’être impliquées.
Au total, « 16 d’entre elles ont été entendues par les enquêteurs » depuis le 19 mars. Une nouvelle audition s’est tenue mercredi en province et « huit auditions doivent encore être prochainement effectuées », a précisé la procureure.



