Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet 2026, Christophe Rivenq, maire Les Républicains (LR) d'Alès, a été exfiltré de son domicile par le Raid après avoir reçu des menaces signées du sigle « DZNG », pour DZ Mafia Nouvelle Génération. Depuis, lui et sa famille sont placés sous protection policière. Le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a ouvert une enquête.
Une mise en scène sur les réseaux sociaux
Mercredi 22 juillet, une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux montre six individus entièrement vêtus de noir et cagoulés, derrière une bannière arborant le sigle « DZ » et un drapeau de l'Algérie. L'un d'eux lit un message : « Un maire a été victime de menaces et d'intimidation, un acte grave et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société ». Les auteurs, se réclamant de la DZ Mafia, un des principaux groupes de narcotrafic dans le sud de la France, affirment n'être pas impliqués dans les menaces visant Christophe Rivenq.
Une cible sans précédent dans le Gard
Ces atteintes contre un élu sont sans précédent dans cette petite ville du Gard, où la lutte contre le trafic de drogue est devenue une priorité municipale. Christophe Rivenq, en poste depuis plusieurs années, mène une politique ferme contre les réseaux de stupéfiants, ce qui pourrait expliquer qu'il soit devenu une cible. Selon une source proche de l'enquête, « les menaces sont prises très au sérieux par les autorités, qui redoutent une escalade de la violence ».
Une enquête confiée au Pnaco
Le Pnaco, spécialisé dans la criminalité organisée, a été saisi pour faire la lumière sur ces menaces. Les enquêteurs cherchent à identifier les auteurs et à déterminer s'il existe un lien avec les activités de la DZ Mafia dans la région. Aucune interpellation n'a eu lieu à ce jour. La mairie d'Alès n'a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire, renvoyant aux communiqués officiels.
Un contexte de narcotrafic tendu dans le sud de la France
La DZ Mafia est l'un des groupes criminels les plus actifs dans le sud de la France, impliqué dans des trafics de drogue, des extorsions et des règlements de comptes. Ces dernières années, les affrontements entre clans rivaux ont fait plusieurs victimes. L'exfiltration d'un élu marque un tournant dans la violence liée au narcotrafic, qui ciblait jusqu'ici principalement des membres de réseaux ou des témoins.
La protection des élus renforcée
Cet incident a relancé le débat sur la sécurité des élus locaux. Le ministre de l'Intérieur a condamné « des actes intolérables » et promis que « tous les moyens seront mis en œuvre pour protéger les élus et leurs familles ». Des mesures de protection supplémentaires pourraient être déployées dans les communes confrontées au narcotrafic.



