Un homme de 35 ans, de nationalité tunisienne et en situation irrégulière, a écopé de deux ans de prison ferme pour avoir agressé sexuellement une jeune femme de 22 ans sur une plage de Cannes. Les faits se sont déroulés le 29 juillet 2026 sur la plage du boulevard du Midi, à hauteur du kiosque n°13.
Un prétexte pour une baignade forcée
Vers 15 heures, la victime était allongée sur le sable lorsqu'elle a été abordée par Achraf G. Celui-ci lui a demandé de surveiller son sac pendant qu'il cherchait des boissons, puis lui a proposé de se baigner ensemble. Méfiante, elle a précisé qu'elle avait un copain, mais s'est dirigée vers la mer, suivie par l'inconnu. Une fois dans l'eau, l'homme a commencé à l'éclabousser en disant : « C'est pour t'apprendre à nager, tu es comme une sœur. »
Très vite, la situation a dégénéré. À demi immergé, il a profité du contact physique pour toucher ses seins, ses fesses et coller son sexe contre son corps. La jeune femme, paniquée, a crié « à l'aide » silencieusement, mais ses appels ont été compris par deux touristes qui l'ont sortie de l'eau.
Interpellation rapide grâce aux caméras
Fortement choquée, la victime a vu son agresseur s'enfuir. Mais la police municipale, alertée, a rapidement remonté sa piste grâce aux caméras du Centre de protection urbain de la ville. Achraf G. a été interpellé peu après.
Présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse, il a reconnu avoir proposé une baignade, mais a nié les attouchements. « Elle me plaisait mais pas au point d'en arriver à ce qu'on prétend me reprocher », a-t-il déclaré par l'intermédiaire d'une interprète.
Des réquisitions fermes du parquet
La procureure a souligné l'attitude du prévenu : « À l'entendre, c'est lui qui s'est fait draguer. » Elle a rappelé que la victime s'était « sentie salie, souillée » et ne voulait plus se rendre à la plage, avec une ITT psychologique de 10 jours. Le ministère public a requis 2 ans de prison ferme.
En défense, Me Mouna Jemali a plaidé : « C'est un travailleur, il est venu pour soutenir son vieux père malade. Il a engagé la conversation avec la victime qui a déjà subi ce genre d'agression par le passé, puis ils sont allés à l'eau la main dans la main. »
Un jugement exemplaire
Le tribunal a condamné Achraf G. à 2 ans de prison ferme, assortis d'une interdiction du territoire français de 5 ans et d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Il devra également indemniser la victime pour le préjudice subi.
Cette affaire illustre la vigilance des autorités locales face aux agressions sexuelles sur les plages, un phénomène qui prend de l'ampleur en période estivale. À Cannes, la vidéosurveillance a joué un rôle clé dans l'arrestation rapide du suspect, permettant d'éviter qu'il ne réitère ses actes.



