Bassin de Thau : les maires solidaires après les violences du 17 octobre
Bassin de Thau : maires solidaires après les violences

Ce lundi 19 octobre, plusieurs maires du bassin de Thau ont répondu à l'appel lancé par l'Association des maires de France (AMF), en réaction aux dégradations de bâtiments publics, aux pillages de commerces et aux violences survenus samedi 17 octobre lors des manifestations organisées partout en France. Un triste spectacle qui, s'il n'a pas concerné directement les communes de l'Agglopôle, ne pouvait laisser insensibles les édiles du territoire.

À Sète, Hervé Marquès dénonce des violences "inouïes et inacceptables"

À Sète, Hervé Marquès a été le premier à prononcer un discours, dès midi, sur le perron de la mairie. Ceint de l'écharpe tricolore et entouré de son conseil municipal, il a rappelé que les violences et les débordements "ne font pas avancer les causes qu'ils prétendent servir. Au contraire, ils en détournent la parole et en affaiblissent la portée." "S'en prendre à une mairie, c'est s'en prendre à ses agents, à ses élus et à la République", a-t-il souligné.

Hervé Marquès a également adressé un message de soutien aux forces de sécurité "qui ont subi une violence inouïe et inacceptable", avant d'avoir une pensée "pour ces commerçants et ces entrepreneurs qui se sont vus dépouillés des fruits d'années de travail en quelques minutes". Il a appelé à tenir "une ligne claire", celle d'une "intransigeante fermeté face aux violences", affirmant que "la force de notre République tient dans sa capacité à l'expression de la contestation sans jamais renoncer à l'État de droit".

Mireval, Balaruc-les-Bains et Loupian : une solidarité sans faille

Également dès midi, Robert André et son équipe à Mireval se sont associés à cet appel pour dire "non" avec force à cette violence, ces agressions dont ont été victimes nos forces de l'ordre et de secours, "non" à ce vandalisme des biens privés, des commerces, des infrastructures publiques et des mairies.

Partout ailleurs sur le territoire de Sète Agglo, les maires ont attendu la fin de la journée pour s'exprimer. La première adjointe Geneviève Feuillassier, à Balaruc-les-Bains (en l'absence du maire, excusé), a exprimé sa "solidarité" envers "les maires, leurs équipes, ainsi que les habitants et les commerçants des communes touchées par les violences, notamment à Limoges, Marseille, Lille, Bordeaux, Calais et Grenoble, parmi tant d'autres".

Loupian a également organisé un rassemblement républicain à 18 h, afin de réaffirmer collectivement son "attachement aux valeurs de la République, au respect de nos institutions démocratiques et aux libertés publiques".

Mèze et Frontignan : l'éducation et la République comme remparts

Du côté de Mèze, Thierry Baëza laisse des questions sans réponses. "Comment peut-on en arriver là ? Comment peut-on s'en prendre avec une telle violence à ce qui appartient à tous ?", a interrogé le maire, "triste et profondément indigné", notamment par les images de "cette jeunesse qui pille". Pour l'élu mézois, qui tenait hier à "défendre les valeurs de la République au-delà des clivages", "l'éducation commence dans la famille. Si l'école a un rôle essentiel, rien ne remplacera jamais la responsabilité des parents".

Sur le perron de l'hôtel de ville, Michel Arrouy, à Frontignan, a témoigné qu'aucune cause, "aussi légitime soit-elle, ne peut justifier ces violences", considérant comme "inacceptables" les dégradations, les agressions et les attaques, notamment contre les mairies. "C'est notre démocratie et les valeurs qu'elle représente qui sont attaquées. Notre cadre républicain doit rester notre boussole."