Le richissime homme d'affaires ukrainien Vadim Ermolaev, victime d'une explosion à Monaco le 12 mars, s'est exprimé pour la première fois depuis l'attentat dans un entretien accordé à Monaco Matin et publié lundi. Hospitalisé depuis l'explosion, il déclare aller « mieux » et affirme n'avoir « absolument pas » pensé que sa vie pouvait être menacée. « Avant cette attaque, je n'avais aucune raison de penser que ma vie pouvait être en danger, surtout dans un endroit comme Monaco », explique-t-il.
Un attentat à l'explosif dans un immeuble monégasque
L'explosion s'est produite le 12 mars dans le hall d'un immeuble résidentiel à Monaco, alors que Vadim Ermolaev, sa compagne et son fils de 13 ans arrivaient sur les lieux. Un engin explosif actionné à distance a grièvement blessé les trois personnes. Âgé de 58 ans, l'homme d'affaires est d'origine ukrainienne et a pris la nationalité chypriote.
Interrogé sur d'éventuels ennemis, M. Ermolaev répond « non » et refuse de « commenter les différentes hypothèses ni certains éléments particuliers du dossier », arguant de l'enquête pénale en cours. Aucune hypothèse n'est privilégiée à ce stade.
Des suspects arrêtés en Ukraine
Une Ukrainienne de 39 ans soupçonnée d'avoir posé l'engin explosif a été retrouvée tuée par balle en Ukraine après l'attentat. Deux autres suspects, un ancien policier et un employé actuel de la Direction générale du renseignement (GUR) du ministère ukrainien de la Défense, ont été arrêtés.
À une question sur une possible implication de « l'État ukrainien », M. Ermolaev explique préférer ne pas répondre, car « à ce stade, toute hypothèse formulée publiquement risquerait de compliquer le travail des enquêteurs ».
Des sanctions contestées
L'homme d'affaires fait l'objet de sanctions depuis décembre 2023 en Ukraine pour ses activités commerciales en Crimée, annexée par la Russie. Il affirme que ces sanctions résultent « d'une erreur et ne reposent sur aucun fondement juridique valable ». Il assure également ne voir « aucun élément permettant de relier » l'attentat à une affaire de centre d'appels frauduleux dans laquelle un autre de ses fils a été condamné en Estonie.



