Jeanne Thiémonge, figure emblématique de l'écologie dans les Alpes-Maritimes, s'est éteinte le 7 juillet 2026 à l'hôpital de Cimiez à Nice, à l'âge de 81 ans. Surnommée « La Jeanne » ou « Jeannine », elle laisse derrière elle une communauté militante en deuil et des hommages unanimes de la classe politique locale.
Une militante de cœur et de convictions
Originaire des Vosges, où elle sera inhumée à une date encore non déterminée, Jeanne Thiémonge est arrivée à Nice en 1984 pour des raisons professionnelles. Professeure puis documentaliste au collège Jules-Valéri dans le quartier Valrose, elle a marqué des générations d'élèves. Khadija Elouahabi, aujourd'hui présidente de la FCPE 06, se souvient sur Facebook d'« une femme bienveillante qui m'a donné davantage le goût de la lecture. Des années plus tard, nos chemins se sont retrouvés dans le milieu associatif. Nous nous sommes retrouvées à Vintimille, auprès des migrants, puis pour défendre l'école publique. Ces combats partagés resteront gravés dans ma mémoire. »
Un engagement précoce pour le climat
Laurent Lanquar-Castiel, secrétaire départemental des Écologistes, qui a milité à ses côtés, salue une « perte immense de cette militante climatique des premières heures qui n'aura jamais cessé de défendre l'environnement et les droits humains. » Jeanne Thiémonge était connue pour son courage et sa capacité à aller à contre-courant, y compris au sein de son propre parti.
Des hommages politiques unanimes
Juliette Chesnel-Le Roux, cheffe de l'opposition divers-gauche à Nice, déclare : « C'était une femme inspirante, une femme qui n'a jamais cessé d'être militante, une femme de l'ombre. Je l'ai rencontrée en 1992 quand j'ai adhéré aux Verts, on n'a pas toujours été d'accord, on avait des discussions passionnantes comme le veut la politique. Je retiens qu'elle était une militante de cœur. » Le socialiste Patrick Allemand ajoute : « C'était une courageuse, elle était capable de transcender les courants historiques y compris ceux des écologistes quand elle sentait qu'elle avait raison et qu'il fallait le faire pour l'écologie. »
Olivier Salerno, coordinateur de La France insoumise dans les Alpes-Maritimes, écrit sur X : « Militante sincère et fidèle à ses convictions jusqu'au bout, elle défendait une écologie de gauche, au service des droits humains et en harmonie avec notre planète. Pensées à ses proches, elle manquera beaucoup aux militant·es des Alpes-Maritimes. »



