L'Unedic appelle à abandonner le nouveau prélèvement de l'État
Unedic : abandon du prélèvement de l'État

L'Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unedic) a vivement critiqué le nouveau prélèvement de l'État, annoncé récemment, qui vise à ponctionner une partie des cotisations chômage. Dans un communiqué publié ce jeudi, l'organisation patronale et syndicale demande l'abandon pur et simple de cette mesure, qu'elle qualifie de "profondément injuste" et de "danger pour l'équilibre financier" de l'assurance chômage.

Un prélèvement controversé

Le gouvernement a en effet prévu de prélever 1,5 milliard d'euros sur les cotisations chômage en 2026, afin de financer des mesures en faveur de l'emploi des seniors et de la formation professionnelle. Mais pour l'Unedic, cette décision est inacceptable, car elle remet en cause le principe de solidarité entre les actifs et les chômeurs. "Ce prélèvement est un détournement de l'objectif initial de l'assurance chômage, qui est de garantir un revenu de remplacement aux travailleurs privés d'emploi", a déclaré le président de l'Unedic.

Les conséquences redoutées

Selon l'Unedic, cette ponction pourrait déséquilibrer les comptes de l'assurance chômage, déjà fragilisés par la crise économique. "Si ce prélèvement est maintenu, nous serions contraints de réduire les indemnités versées aux chômeurs ou d'augmenter les cotisations des entreprises et des salariés", a averti le syndicat. De plus, l'organisation craint que cette mesure ne freine les embauches, en alourdissant le coût du travail.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram
  • Un précédent dangereux : L'Unedic rappelle que l'État a déjà ponctionné l'assurance chômage à plusieurs reprises par le passé, mais jamais à un tel niveau.
  • Un appel à la mobilisation : Les partenaires sociaux appellent le gouvernement à revenir sur sa décision et à engager une véritable concertation sur le financement de la protection sociale.

Une position unanime

Le Medef, la CPME, la CFDT, la CGT, FO et les autres organisations syndicales et patronales membres de l'Unedic ont adopté une position commune pour dénoncer ce prélèvement. "Nous sommes unis pour défendre l'indépendance de l'assurance chômage et le principe de sa gestion paritaire", ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint.

La réponse du gouvernement

Interrogé sur cette opposition, le ministère du Travail a justifié le prélèvement par la nécessité de financer des réformes structurelles pour l'emploi. "Nous comprenons les inquiétudes de l'Unedic, mais nous devons faire des choix pour préparer l'avenir", a indiqué un porte-parole. Le gouvernement se dit prêt à discuter des modalités du prélèvement, mais pas à l'abandonner.

L'Unedic a annoncé qu'elle saisirait le Conseil d'État si le prélèvement était maintenu, et qu'elle envisageait de lancer une campagne de mobilisation pour sensibiliser l'opinion publique. La bataille s'annonce rude entre l'État et les partenaires sociaux.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale