Selon les informations du Monde, Fouzi Lekjaa, le puissant président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), est désormais considéré comme un candidat sérieux au poste de Premier ministre. Cette rumeur, qui enfle dans les cercles politiques et sportifs, marque une nouvelle étape dans la carrière de cet homme d’influence, déjà au cœur du système marocain.
Un parcours hors du commun
Fouzi Lekjaa, né en 1967 à Berkane, a gravi les échelons de l’administration publique avant de s’imposer comme le maître du football marocain. Ancien directeur des impôts, il a été nommé président de la FRMF en 2014. Sous sa direction, le football marocain a connu un essor spectaculaire, culminant avec la demi-finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar, une première pour une équipe africaine.
Parallèlement, Lekjaa a su tisser des liens étroits avec le Palais royal. Membre du Rassemblement national des indépendants (RNI), le parti de l’actuel Premier ministre Aziz Akhannouch, il occupe depuis 2021 le poste de ministre délégué chargé du Budget. Cette double casquette – sportive et politique – en fait un acteur central de la vie publique marocaine.
Une ambition politique assumée
Selon des analystes politiques cités par Le Monde, la nomination de Lekjaa au poste de Premier ministre ne serait pas une surprise. « Fouzi Lekjaa est un homme de confiance du Roi, capable de concilier les réformes sportives et politiques », explique un observateur. Son profil technocrate, associé à sa popularité dans le monde du football, en ferait un choix stratégique pour le souverain.
Les spéculations vont bon train quant au calendrier. Certains évoquent un remaniement imminent, d’autres une succession après les élections législatives de 2026. Toujours est-il que le nom de Lekjaa circule dans les allées du pouvoir, et que son éventuelle nomination marquerait un tournant dans la gouvernance marocaine.
Un enjeu pour l’image du Maroc
Pour le Maroc, confier les rênes du gouvernement à une figure aussi atypique pourrait renforcer l’image d’un pays qui mise sur le soft power sportif. La Coupe du monde 2030, coorganisée avec l’Espagne et le Portugal, est déjà dans les têtes. Un Premier ministre issu du football serait un symbole fort.
Cependant, des défis attendent le futur chef du gouvernement : chômage des jeunes, sécheresse chronique, inégalités sociales. Lekjaa devra prouver que ses compétences managériales dépassent le terrain de foot. En attendant, les Marocains scrutent les prochains mouvements du Palais, où le costume de « premier ministrable » semble déjà taillé sur mesure pour Fouzi Lekjaa.



