Un Montpelliérain de 31 ans, déjà condamné à 11 reprises, a été jugé en comparution immédiate ce lundi 20 juillet pour des violences sur son ex-compagne et ses enfants. Le tribunal correctionnel l'a condamné à deux ans d'emprisonnement avec incarcération immédiate, assortis d'une interdiction de contact et de paraître au domicile de son ex-compagne pendant trois ans. Il devra également verser 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune de ses trois filles et a été déchu de son autorité parentale.
Un lourd passé judiciaire
L'homme, né à Montpellier, comptait déjà 11 mentions à son casier judiciaire, dont deux pour violences contre son ex-compagne. Libéré en avril après trois ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants, il s'était installé chez elle à Lunel, en violation d'une interdiction de paraître. Il affirmait vouloir « recoller les morceaux » avec la mère de ses enfants, qu'il « aime depuis ses 18 ans », après qu'elle soit venue le voir au parloir avec leurs enfants.
Une scène violente le 15 juillet
Le 15 juillet, les policiers sont intervenus après un appel. Avant même d'entrer, ils ont senti une forte odeur de cannabis. L'ex-compagne a décrit une altercation : pour un motif « futile » selon le prévenu, il lui a donné une claque sur la cuisse, l'a saisie par la gorge, lui a jeté une chaussure et une table basse, tout en proférant des menaces de mort. Alors qu'elle tentait de sortir avec ses enfants, il l'en a empêchée, a donné des claques à deux de ses filles et les a enfermées dans une autre pièce. À l'arrivée des forces de l'ordre, il a ordonné à l'aînée, âgée de 11 ans, de « ne rien dire aux policiers » et a caché un cendrier contenant un joint. La petite fille a déclaré lors de son audition : « Maman n'a plus le sourire depuis qu'il est revenu. »
Des excuses et un travail sur soi
Interrogé sur ses actes, le prévenu a reconnu la quasi-totalité des faits, à l'exception de certaines « fessées » et « tapes » antérieures au 15 juillet. Il a expliqué avoir récemment commencé à travailler sur lui-même, évoquant le traumatisme du divorce de ses parents quand il avait trois ans. Malgré ces excuses, le tribunal l'a reconnu coupable de tous les chefs d'accusation, y compris les violences sur ses enfants.
Une peine exemplaire
La peine prononcée est conforme aux réquisitions du ministère public et de l'avocate des enfants. En plus de la prison ferme, le tribunal a révoqué l'autorité parentale de l'homme sur ses trois filles, reconnaissant le préjudice moral subi. Cette décision vise à protéger les enfants et à sanctionner sévèrement un multirécidiviste, comme le rappelle Midi Libre dans son article du 28 juillet 2026.



