Depuis le 26 juillet, un violent incendie ravage le massif des Maures, dans le Var, contraignant plus de 10 000 personnes à évacuer leurs domiciles. Alors que les flammes ont déjà parcouru 2 500 hectares, les évacués attendent avec anxiété l'autorisation de rentrer pour découvrir l'étendue des dégâts.
Une situation toujours critique
Les pompiers, appuyés par des renforts nationaux et des moyens aériens, luttent sans relâche pour contenir le feu, attisé par des vents violents et une sécheresse persistante. Selon la préfecture du Var, 1 200 pompiers sont mobilisés. Le feu n'est toujours pas circonscrit, et les habitants des zones menacées restent en alerte.
« Nous avons été prévenus en pleine nuit, on a pris le strict nécessaire et on est partis. Maintenant, on attend, on ne sait pas si notre maison est encore debout », témoigne Marie, une habitante de Cogolin évacuée dans un centre d'hébergement d'urgence.
Des dégâts déjà considérables
Plusieurs habitations ont été détruites, et des infrastructures essentielles comme des lignes électriques et des routes ont été endommagées. Le maire de Grimaud, Patrick Vallet, a indiqué que « au moins 50 maisons ont été brûlées » dans sa commune. Des hectares de forêt partent en fumée, menaçant la biodiversité locale.
Les autorités appellent à la plus grande prudence, car des reprises de feu sont possibles. Les évacués devront probablement attendre encore plusieurs jours avant de pouvoir regagner leurs logements, en fonction de l'évolution de la situation.
Une solidarité qui s'organise
Des centres d'hébergement ont été mis en place dans les communes avoisinantes, accueillant les sinistrés avec le soutien de la Croix-Rouge et des collectivités. Des dons de nourriture et de vêtements affluent. Le gouvernement a promis un fonds d'aide aux victimes.
La préfecture a mis en place une cellule psychologique pour soutenir les évacués, dont certains ont vécu des moments de panique. L'incendie, qui pourrait être d'origine criminelle, fait l'objet d'une enquête.



