Parcoursup : 1 760 candidats pour 38 places en manipulation radio à Toulon
Parcoursup : 1 760 candidats pour 38 places à Toulon

La formation en manipulation d'électroradiologie médicale, proposée par l'Institut de formation public varois des professions de santé (IFPVPS) à Toulon, a enregistré 1 760 candidatures sur Parcoursup pour seulement 38 places, soit une augmentation de 55 % par rapport à l'année précédente. Ce chiffre illustre l'attractivité croissante de cette filière, qui affiche un taux d'employabilité de 100 %.

Une explosion des candidatures sur Parcoursup

Les élèves de la filière « manipulation d'électroradiologie médicale » de l'antenne toulonnaise de l'IFPVPS ont fait leur rentrée lundi matin, mais ils étudient sur le site des Lices, dans une petite maison rénovée située à l'entrée du Zénith, à quelques encablures du campus Montety. Malgré cette discrétion, la formation attire de plus en plus de candidats.

« Il y a eu une explosion des candidatures, cette année, confie Christelle Gobbi, la directrice adjointe de l'établissement. 1 760 demandes pour 38 places sur Parcoursup ! C'est 55 % de plus que l'an dernier. » S'y ajoutent 42 dossiers déposés pour obtenir l'une des deux places restantes, réservées aux personnes en reconversion via la formation professionnelle continue. « Preuve que les enseignements dispensés dans notre école toulonnaise, avec son solide réseau de partenaires, commencent à être vraiment reconnus », ajoute-t-elle, soulignant que la formation rivalise désormais avec les grands voisins de Nice et Marseille.

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Un métier en tension et une employabilité totale

Le succès de cette filière, ouverte il y a quatre ans « pour répondre aux besoins », s'explique aussi par les débouchés. « On est sur du 100 % d'employabilité parce que c'est un métier en tension, voire très en tension », explique Eric Ciurnelli, responsable du site et de la formation. Le cursus de trois ans comprend 2 100 heures de cours théorique et 2 100 heures de « parcours clinique » sur le terrain.

« Quand ils sortent, commente Eric Ciurnelli, ils ont donc un diplôme professionnel et sont tout à fait opérationnels pour travailler immédiatement, mais aussi un diplôme universitaire, en l'occurrence une licence, qui leur permet, s'ils le souhaitent, de poursuivre leurs études. »

Des étudiants séduits par le double rôle du manipulateur

Du côté des étudiants, la sécurité de l'emploi n'est pas le seul atout. Meryl et Raphaël, étudiants en deuxième année, apprécient particulièrement la spécificité du métier. « Le manipulateur a deux rôles, détaillent-ils : le côté technicien, où on crée différents types d'images selon les machines, mais aussi le rôle de soignant. On n'est pas des robots, on est au contact des patients, donc le côté humain est très important. On doit leur donner les bonnes informations, les rassurer… »

La formation dispose de tout le matériel adéquat « pour se rapprocher au plus près de ce qu'ils vont trouver sur le terrain », ainsi que de deux salles de simulation, l'une « conventionnelle », l'autre pour des « examens plus spécifiques ».

Une rentrée marquée par la mémoire de Josy Chambon

L'IFPVPS a fait sa rentrée officielle lundi matin, la deuxième dans le bâtiment flambant neuf de Montety. Cette rentrée était particulière depuis la disparition brutale, il y a quelques mois, de Josy Chambon, la directrice historique de l'établissement, autrefois implanté à La Garde. Près de 800 étudiants ont rejoint l'un des cinq sites de la structure (deux à Toulon, à Montety et aux Lices, un à Brignoles, un à Draguignan et un à Saint-Raphaël) et l'une des sept filières proposées : 255 aides-soignants, 259 infirmiers, 40 manipulateurs radio, 40 psychomotriciens, 40 ambulanciers, 30 ergothérapeutes et 122 auxiliaires de puériculture. L'ensemble est encadré par 118 agents, dont 86 formateurs.

Ces chiffres sont équivalents à ceux de l'an dernier, et il n'y a pas de projets de nouvelles formations pour l'instant. « Sachant qu'on reste à l'affût et à l'écoute de nos partenaires de santé, et qu'on se calque sur leurs besoins », précise Christelle Gobbi. La seule nouveauté de cette rentrée est « la montée en compétences » des infirmiers, intégrés à un regroupement d'écoles, en partenariat avec la faculté de médecine de Nice.

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